Environnement : deux startups néo-aquitaines accompagnées par l'Etat

 |  | 552 mots
Lecture 3 min.
(Crédits : Mater'Up)
Materr'up et Toopi Organics, deux startups basées dans les Landes et en Gironde, figurent parmi les 20 pépites de la greentech sélectionnées par l'Etat pour un accompagnement renforcé.

La greentech, technologie verte, c'est le mot à la mode pour désigner ces startups qui utilisent la technologie au service du développement durable, que ce soit dans le domaine du bâtiment, de l'énergie, des déchets, de l'agriculture, de la mobilité ou encore de l'alimentation. C'est aussi cette appellation qui a été retenue par l'Etat pour son nouveau programme d'accompagnement baptisé "French Tech - Green20" qui cible 20 startups "en capacité de devenir des leaders technologiques de la transition écologique". Ces dernières ont été sélectionnées parmi 200 candidatures en fonction "de leur impact environnemental ainsi que sur leur capacité à se développer rapidement et à grande échelle", précise le secrétariat d'Etat au numérique. Elles bénéficieront d'un accompagnement identique à celui du Next 40 / French Tech 120 articulé notamment autour d'un accès facilité à un réseau de correspondants French Tech dans plus de 60 services publics et d'une visibilité renforcée.

Lire aussi : French Tech 120 : seulement deux startups de Nouvelle-Aquitaine retenues

Greentech

Les 20 lauréats du programme (crédits : secrétariat d'Etat au numérique)

Parmi les 20 startups retenues, deux sont basées en Nouvelle-Aquitaine : Materr'up, dans les Landes, et Toopi Organics, en Gironde.

  • Toopi Organics recycle l'urine humaine en engrais agricole

Soutenue par l'Ademe à hauteur de 3,8 millions d'euros, Toopi Organics est en passe de "créer une filière de recyclage de l'urine humaine, en s'appuyant sur des fabricants de toilettes, des bureaux d'études, des installateurs (BTP) et des collecteurs". La startup basée à Loupiac-de-La-Réole, en Gironde, développe également un bâtiment démonstrateur pour les Jeux olympiques de Paris 2024 et vise une autorisation de mise sur le marché de son engrais agricole fabriqué à partir d'urine humaine pour la fin 2021. Elle dispose déjà d'une première unité de traitement en mesure de traiter 750.000 litres d'urine par an. "Nous sommes très enthousiastes [...] Les travaux de R&D de ses deux dernières années, orientés sur la valorisation de l'urine humaine en agriculture, nous ont permis de mettre en place un modèle économique circulaire et territorialisé. Avec l'appui de la French Tech, nous sommes convaincus que notre solution innovante trouvera un écho national voire international", réagissent Michaël Roes et Pierre Huguier, les cofondateurs de Toopi Organics.

Lire aussi : L'Ademe apporte 3,8 millions d'euros à Toopi Organics pour recycler l'urine humaine

  • Materr'up construit du béton bas carbone à base d'argile

La démarche circulaire est aussi au cœur du modèle économique de la startup Materr'up, qui conçoit et commercialise un béton bas carbone fabriqué à partir d'argile locale. Créée en 2018, la jeune entreprise a levé trois millions d'euros en octobre 2020 et travaille à la construction de sa première usine de production dans les Landes. "Notre béton permet de réduire les émissions de CO2 de -50 % à -80 % par rapport à un béton classique tout en se fournissant avec de l'argile locale voire même avec des terres argileuses excavées", assurent les trois cofondateurs, Charles Neuville, Mathieu Neuville et Manuel Mercé. Materr'up vient également de créer avec l'Université de Pau et des pays de l'Adour une chaire industrielle pour travailler pendant cinq ans à la conception et l'utilisation de matériaux bas carbone.

Lire aussi : Materr'up lève 3 millions d'euros pour se doter d'une usine à béton décarboné

Réagir

Votre email ne sera pas affiché publiquement
Tous les champs sont obligatoires

Merci pour votre commentaire. Il sera visible prochainement sous réserve de validation.

 a le à :