Veracash va mettre des euros dans ses cartes de paiement Mastercard en or

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Jean-François Faure et Ignacio Sainz Iglesias
Jean-François Faure et Ignacio Sainz Iglesias (Crédits : Agence Appa/Thibaud Moritz)
Veracash vient de lever deux millions d'euros pour proposer de nouvelles fonctionnalités à ses clients, qui vont pouvoir par exemple détenir des avoirs en euros pour un temps donné. Ce qui veut dire aussi que la carte de paiement Veracash, uniquement adossée jusqu'ici sur des métaux précieux, va évoluer.

Veracash, filiale du groupe AuCoffre.com, fondé et dirigé par Jean-François Faure, propose à ses clients de diversifier leur épargne en y injectant de l'or facilement utilisable par le biais d'une carte de paiement prépayée (carte Veracash). La société bordelaise annonce avoir bouclé une augmentation de capital de deux millions d'euros. Cette levée de fonds lancée en décembre dernier a été un petit peu plus longue à conclure que prévu.

"Nous avons mené cette opération majoritairement auprès de nos clients et certains d'entre eux ne se sont pas positionnés aussi vite que nous l'avions anticipé. C'est ainsi que mille de nos clients ont attendu fin mars pour investir", résume Ignacio Sainz Iglesias le directeur des opérations.

Actuellement Veracash propose à sa clientèle de se faire des réserves en or, voire en argent ou même en diamants, rendues facilement utilisables par leur connexion avec une carte prépayée Mastercard.

Des avoirs sécurisés dans les Ports francs et entrepôts de Genève

"Pour les 15.000 clients ayant une carte activée, Veracash c'est un peu le troisième compte. Nos réserves d'or, qui sont auditées, sont stockées aux Ports francs et entrepôts de Genève. Tout simplement parce que c'est le lieu le plus sécurisé. Nos clients disposent d'un avoir en or qu'ils peuvent directement utiliser avec leur carte Mastercard. A chaque transaction, la quantité d'or correspondant à la valeur échangée est revendue sur le marché. Veracash prélève 3 % de commission à l'achat de l'or, ensuite, tout le reste est gratuit. Bien sûr cela demande à nos clients de suivre l'évolution des cours de l'or, mais ils sont curieux et intéressés", éclaire Jean-François Faure.

Pour ce Bordelais pur sucre, la monnaie se présente désormais comme un actif étatique soumis à la pression d'un mur de dettes qui n'en finit plus de grossir. Une vision un peu à l'Américaine qui colle bien avec le personnage.

Les clients pourront pendant quelques semaines détenir des euros

Il n'empêche qu'avec la levée de deux millions d'euros qu'elle vient de boucler, la société Veracash va quand même mettre des euros dans son cocktail de pierres et métaux précieux. Histoire de gagner en capacités.

"Nous voulons développer de nouveaux services, aller au-delà de la carte de paiement, pour asseoir une stratégie de compte en ligne. Actuellement la carte VeraCash est une carte prépayée. Nous avons le statut d'agent de paiement agréé mais nous n'allons pas nous transformer en banque. Nous restons un compte en ligne.

Nous disposons d'un code Iban virtuel mais, avec cette levée de fonds et notre accord de partenariat avec un groupe français, nous allons disposer d'un vrai Iban. Notre carte prépayée va se transformer en carte de débit. Nos clients pourront détenir des sommes en euros sur leur compte Veracash pendant un temps donné que nous n'avons pas encore précisé, par exemple deux ou trois mois", déroule Ignacio Sainz Iglesias.

Pas de taxes pour les échanges en pièces d'or au-dessous de 5.000 euros

Ce dernier se félicite que Veracash ait très bien résisté à la crise du Covid-19, grâce à un modèle de développement original juge-t-il.

"Nous sommes les seuls à proposer une carte de paiement adossée à de l'or : en pièces ou en lingots. C'est important parce en-dessous de 5.000 euros les transactions effectuées en jetons ou pièces en or ne sont pas taxées. Contrairement à celles qui sont adossées à des lingots d'or, où les taxes tombent dès le premier centime", souligne Jean-François Faure.

Ce qui explique, selon lui, que les échanges permis par la Veracarte soient limités à 3.000 euros par jour... Ce qui laisse une certaine marge d'action....

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