Ange Gardien, un projet e-santé collaboratif à tous les niveaux

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Le projet Ange Gardien associe Capgemini, l'Université de Bordeaux, et le CHU de Bordeaux ainsi que des startups bordelaises.
Le projet Ange Gardien associe Capgemini, l'Université de Bordeaux, et le CHU de Bordeaux ainsi que des startups bordelaises. (Crédits : CHU de Bordeaux)
Alors que les maladies chroniques touchent 20 % de la population, le projet e-santé Ange Gardien, va permettre une meilleure prise en charge de ces patients grâce à de nouvelles pratiques collaboratives entre les professionnels de ville et de l’hôpital. La plateforme numérique, qui sera déployée début avril dans les Landes, en Gironde et en Dordogne, facilitera les échanges et alimentera in fine une base de données qui servira la recherche. D’un point de vue technique, ce sont une quarantaine de salariés de l’entreprise Capgemini, fournisseur de solutions numériques, qui travaillent sur ce projet à Mérignac. Des startups locales sont associées.

Après trois ans de construction et de test du prototype, la plateforme numérique Ange Gardien sera déployée début avril dans les Landes, la Gironde et la Dordogne avant sa généralisation dans toute la Nouvelle-Aquitaine en 2022. Le but : proposer une meilleure prise en charge des personnes atteintes de maladies chroniques inflammatoires (asthme, diabète, polyarthrite...) en intervenant plus tôt et donc en coordonnant l'hôpital et la médecine de ville. "Il y a la volonté de développer une expertise médicale très tôt dans l'histoire de la maladie chez le médecin traitant pour éviter les complications, et donc des traitements lourds et coûteux", explique le professeur Thierry Schaeverbeke du CHU de Bordeaux. "Il s'agit de décaler tout le monde d'un cran vers le haut", ajoute le professeur Patrick Blanco.

Le projet permet concrètement d'interconnecter patients, médecins traitants, spécialistes libéraux et spécialistes du CHU, le tout en étant adossé aux plateformes territoriales d'appui mises en place par l'ARS dans chaque département. Ainsi, quand un généraliste détecte les symptômes d'une maladie inflammatoire chronique, il alerte la plateforme territoriale d'appui qui contacte le patient. Avec l'accord de ce dernier, la plateforme ouvre un dossier de suivi Ange Gardien et donne accès aux outils numériques, en l'occurrence PAACO-Globule qui permet des échanges entre généralistes et spécialistes ainsi qu'un suivi du parcours par une infirmière de coordination de la plateforme. "On ne peut pas faire un projet purement numérique", insiste Ulysse Moutard, responsable du projet chez Capgemini.

Une plateforme ouverte aux initiatives locales

En tout, ce sont une quarantaine de collaborateurs de Capgemini, à Mérignac, qui travaillent sur le programme, et ce alors que la santé constitue un relais de croissance majeur pour Capgemini à Bordeaux. "Pourquoi ? Parce que l'écosystème est ici très riche ? 60 % du e-santé en France se trouve en Nouvelle-Aquitaine, et parce que les acteurs locaux sont dynamiques », explique Mathieu Echasseriaud, responsable du site Capgemini à Mérignac où travaillent 400 personnes.

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Ce projet est justement né d'un partenariat entre Capgemini, l'Université de Bordeaux, et le CHU de Bordeaux. Pour la partie technique, Capgemini a, de son côté, mis en place des collaborations avec des startups locales au sein de son centre d'innovation, avec Ki-lab (application Globule) notamment de Pessac, mais aussi bientôt Aqsitania, spécialisée dans le télé-monitoring respiratoire des maladies chroniques (Pessac), et Diabilive, qui propose une application et télésurveillance de suivi diabète (Martillac). "Nous allons capter de la donnée et créer des passerelles entre notre solution et les leurs", relève Ulysse Moutard.

Un atout pour la recherche

Car enfin, dernier volet important de ce dispositif, "toute la data récupérée dans le cadre du programme Ange Gardien servira la recherche qui intégrera nécessairement la part environnementale", explique le professeur Patrick Blanco. Un programme qui a de quoi satisfaire le président de Région. "On est dans une réappropriation des technologies numériques avec des entreprises et de la recherche médicale qui fait sens", a réagi Alain Rousset. "C'est un projet technologique, sanitaire, éthique, économique", a pour sa part salué Yann Bubien, directeur général du CHU de Bordeaux.

Ce projet collaboratif a reçu une aide de la Région d'un montant de 1,5 M€ et celle de l'Union européenne via le FEDER à hauteur de 1M€.

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Capgemini en Nouvelle-Aquitaine : 1.300 salariés (300 personnes recrutées en 2019)

  • 1.150 à Bordeaux avec 3 sites dont 400 à Mérignac
  • 100 à Bayonne
  • 150 à Pau

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