L’IHU de Bordeaux va bénéficier de 16 M€ de financement complémentaire

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L'IHU Liryc est implanté dans le périmètre arboré de l'hôpital Xavier Arnozan.
L'IHU Liryc est implanté dans le périmètre arboré de l'hôpital Xavier Arnozan. (Crédits : Léon Grosse)
Unique au monde pour son travail de fond sur les pannes électriques du cœur, l’Institut hospitalo-universitaire (IHU) Liryc, à l’hôpital Xavier Arnozan, vient de se voir attribuer 16 M€ de financement complémentaire.

Installé dans le vaste périmètre arboré de l'hôpital Xavier Arnozan, à Pessac (Gironde / Bordeaux Métropole), qui fait partie du CHU de Bordeaux, l'Institut hospitalo-universitaire (IHU) Liryc, centré sur la rythmologie et la modélisation cardiaque, vient de se voir attribué un financement complémentaire de 16 M€ pour la période 2020-2024 de la part de l'Agence nationale de la recherche (ANR). Cet IHU a été classé comme Initiative d'excellence (Idex) dans le cadre du Programme investissements d'avenir (PIA), lui-même lancé en 2010 à la suite du rapport "Investir pour l'avenir, priorités stratégiques d'investissement et d'emprunt national" cosigné en 2009 par Alain Juppé et Michel Rocard.

Un projet pour lequel la Région Aquitaine avait à l'époque fortement milité et lourdement investi. Officiellement inauguré le 4 novembre 2016 par Louis Schweitzer, alors Commissaire général à l'investissement, l'IHU Liryc, est centré sur les pathologies cardiaques électriques et sur ces pannes de secteur, serait-on tenté de dire, qui provoquent l'arrêt brutal du cœur. C'est ainsi un institut unique au monde : le seul qui soit totalement dédié à ce type de pathologie avec une démarche aussi ambitieuse.

Un signal positif pour la trajectoire suivie par l'IHU

L'IHU Liryc, dirigé par le professeur Michel Haïssaguerre, est un centre de recherche, de soins, de formation et d'innovation. Le financement complémentaire que l'ANR n'a été débloqué qu'à la suite d'un examen réalisé cet été à l'IHU Liryc par un jury international, qui a souligné l'excellence scientifique et l'attractivité internationale de l'institut. Ce financement représente 29 % du budget global de l'IHU sur la période 2020-2024. Pour être plus précis, c'est le comité de pilotage de l'action des IHU qui a donné son feu vert à ce financement.

"Il s'agit d'une excellente nouvelle qui nous permet d'envisager plus sereinement l'avenir et la mise en œuvre des projets ambitieux portés par le Liryc, pour faire reculer les maladies du rythme cardiaque ! C'est un signal très positif qui nous conforte dans notre action et la trajectoire prise par l'institut vers l'autofinancement" décrypte Julie Boussuge-Rozé, directrice exécutive de l'IHU Liryc.

La vocation des IHU est d'arriver à s'autofinancer. L'IHU Liryc bénéficie ainsi de l'apport financier de ses membres fondateurs et des ressources propres qu'il lui appartient de gérer (projets de recherche, partenariats industriels, formations, collecte de fonds...). Les membres fondateurs de l'IHU bordelais, qui sont la Région Nouvelle-Aquitaine, l'Université de Bordeaux, le CHU de Bordeaux et l'Inria (Institut national de recherche en informatique et en automatique) coopèrent pour développer la stratégie de l'IHU et sont donc indirectement récompensés par ce financement complémentaire.

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