Réalité virtuelle : REIV mise sur l'e-sport au cœur de Bordeaux

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Pierre-Jean Brena et Romain Lugas, les co-fondateurs de REIV.
Pierre-Jean Brena et Romain Lugas, les co-fondateurs de REIV. (Crédits : PC / La Tribune)
750 m2, 18 joueurs simultanément et des casques sans fil : le nouvel espace de réalité virtuelle bordelais, REIV, affiche ses arguments pour affronter la forte concurrence locale qui devrait encore s'intensifier avec l'ouverture prochaine d'un complexe Eydolon sur 2.800 m2. C'est donc sur le terrain de l'e-sport que REIV, qui ouvre officiellement ce 29 mai, entend marquer des points auprès des joueurs.

C'est au sein du centre commercial Saint-Christoly, en plein centre de Bordeaux, que REIV (pour réelle expérience d'immersion virtuelle) a choisi de s'installer sur 750 m2, devenant ainsi le plus vaste espace de réalité virtuelle de Bordeaux Métropole. Le complexe est piloté par deux cousins, Pierre-Jean Brena et Romain Lugas, incubés depuis un an au sein de Bordeaux Technowest. "Nous proposons une offre complète avec la possibilité de jouer seul, en groupe, en déplacement libre, grâce à des casques sans fil, ou en statique. Au total, 18 personnes peuvent jouer simultanément", met en avant Pierre-Jean Brena, ingénieur mécanique diplômé des Arts et métiers à Bordeaux. Les casques sont des HTC Vive Pro, dont certains sans fil. "On joue aussi la carte de l'e-sport à fond pour être les pionniers de la discipline à Bordeaux. On est les seuls sur ce créneau aujourd'hui et un tournoi sera bientôt organisé", ajoute Romain Lugas, programmeur informatique diplômé d'Epitech Bordeaux.

REIV

Pierre-Jean Brena et Romain Lugas, les co-fondateurs de REIV (crédits : Glwadys Le Moulnier)

Les deux associés ont investi moins de 300.000 € dans le projet dont 30.000 € provenant du fonds d'amorçage Bordeaux Technostart et 45.000 € du fonds Airbus Développement. Le reste provient d'apports personnels et de prêts bancaires. REIV compte aujourd'hui cinq salariés en CDI et devrait grimper à dix d'ici 2020. "On est peut-être ambitieux mais on espère être à l'équilibre d'ici un an environ. On vise une trentaine d'utilisateurs par jour d'ici la fin de l'année avant de passer à terme à une centaine de joueurs quotidiens", estime Pierre-Jean Brena. Le tarif d'une trentaine d'euros par session de jeu est en ligne avec la concurrence qui s'est nettement densifiée ces derniers mois. Au moins sept espaces ont ouvert leurs portes en l'espace d'un an et un large complexe est dans les tuyaux pour la fin de l'année (lire plus bas). "Techniquement, nous n'avons pas à rougir face à ce que propose la concurrence et de toute façon il y a de la place pour tout le monde. Chacun a une vision différente et une proposition bien particulière", considère Romain Lugas.

Lire aussi : Pourquoi des salles de réalité virtuelle ouvrent aux quatre coins de Bordeaux

Les deux cousins s'appuient sur plusieurs licences, notamment développées par SmartVR et BackLight, pour proposer une vingtaine d'expériences solo contemplatives ou actives, un escape game (Eclipse) ou encore un jeu de tir coopératif avec AfterH - similaire à ce que propose Vortex Experience - qui servira aussi de terrain de jeu pour l'e-sport. REIV dispose également d'une licence pour Space Junkies Arcade d'Ubisoft. Mais la licence très convoitée du triple A d'Ubisoft, Assassin's Creed Odyssey, est déjà détenue par un concurrent : Pierre Sabourin, qui est l'un des précurseurs de la VR à Bordeaux, avec son espace Virtual Inc, situé cours Aristide Briand depuis le printemps 2018. Ce qui n'empêche pas les fondateurs de REIV d'imaginer, en cas de succès de leur projet, d'ouvrir des salles franchisées à Toulouse ou ailleurs.

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Bientôt 2.800 m2 de VR et de loisirs à Bordeaux centre

La concurrence ne devrait pas tarder à répliquer à l'ouverture de REIV en appliquant le principe du toujours plus grand, en particulier du côté d'Eydolon. Les manifestations hebdomadaires des Gilets jaunes le samedi, jour où l'affluence est censée être la plus forte, ont eu raison de son premier espace VR, situé rue Sainte-Catherine, qui a fermé ses portes début mars, cinq mois seulement après son lancement. Mais Jessy Mougeot, qui dispose de la licence locale d'Eydolon, réseau porté par le groupement d'intérêt économique VR Connection, reste déterminé. Il prépare ainsi l'ouverture d'un vaste complexe de 2.800 m2 dans le centre-ville de Bordeaux associant réalité virtuelle, loisirs et restauration pour une vingtaine d'emplois. "L'idée est d'associer des espaces VR, de l'e-sport, des escapes game classiques, virtuels et compétitifs mais aussi un bar, un espace bibliothèque, des boutiques et activités éphémères et éventuellement une garderie pour cibler aussi bien la clientèle des entreprises que celle des familles", détaille Jessy Mougeot, qui espère une ouverture pour les fêtes de fin d'année.

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Commentaires
a écrit le 28/05/2019 à 22:28 :
Super truc. Félicitation. Si nécessaire je peux vous aider. Meme

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