Poietis s’attaque aux cartilages avec l’Université catholique de Louvain

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La bio-imprimante en 3D de Poietis.
La bio-imprimante en 3D de Poietis. (Crédits : Agence Appa)
L’accord que vient de signer Poietis avec le département d’ingénierie tissulaire de l’Université catholique de Louvain ouvre un nouveau champ de développement médical pour la jeune pousse girondine.

La startup en biotechnologie Poietis, à Pessac (Bordeaux Métropole), qui exploite en exclusivité mondiale les brevets associés à la bio-impression par laser de tissus vivants développés et portés par la recherche bordelaise (Université de Bordeaux, unité 1026 de l'Inserm, Aquitaine Science Transfert) annonce la signature d'un accord de recherche avec Prometheus, département d'ingénierie tissulaire de l'Université catholique de Louvain (Katholieke Universiteit Leuven).

Cet accord va permettre de lancer des travaux de recherche centrés sur "la bio-impression 3D de haute précision de médicaments de thérapie innovante, issus de l'ingénierie tissulaire, pour la régénération du cartilage". L'objectif est en particulier de créer, via l'ingénierie tissulaire, des produits thérapeutiques destinés à la régénération du cartilage, qui soient accessibles, abordables et reproductibles. Rappelons que Poietis commercialise Poieskin, le premier tissu de peau humaine conçu par bio-impression.

"La médecine régénératrice promet d'offrir des thérapies efficaces pour les défauts du cartilage et de l'os, qui ne guérissent pas et demeurent à l'heure actuelle des besoins médicaux non satisfaits. Lorsque l'environnement squelettique est compromis, notamment dans le cas de fractures non consolidées pendant longtemps, et en présence d'autres sources de morbidités, telles que le diabète et le vieillissement, le potentiel de réparation endogène devient insuffisant. Il convient alors de développer des stratégies d'ingénierie tissulaire, telles que la production de tissus vivants implantables fabriqués in vitro. Notre ambition est de combiner les technologies cellulaires de Prometheus avec la technologie de bio-impression de Poietis pour traiter efficacement ces défauts" éclaire le professeur Frank Luyten, directeur de Prometheus et président de la division de rhumatologie de l'Hôpital universitaire de Louvain.

La restauration ostéo-cartilagineuse en ligne de mire

Poietis dispose d'un savoir-faire et d'une expertise sans équivalent dans la bio-impression 3D de cellules souches (capables de se transformer en n'importe quel organe). La startup, fondée en 2014, est ainsi spécialisée dans la bio-impression assistée par laser "de micro-agrégats multicellulaires intégrés dans des "bio-encres" pour la formation de structures stratifiées", couche après couche. Prometheus est de son côté spécialisé dans le développement d'applications cliniques issues de la recherche en ingénierie tissulaire.

Ce département de l'Université catholique de Louvain travaille ainsi sur le développement de médicaments innovants dans des domaines "où les besoins médicaux ne sont pas satisfaits, dont la régénération ostéo-cartilagineuse". Cet accord fait suite à la réussite de plusieurs démonstrations de faisabilité ("proof of concept" en anglais). "La bio-impression a connu une croissance rapide au cours des trois dernières années. Cette collaboration représente un tournant décisif pour Poietis, dans la mesure où elle contribuera à élargir notre portefeuille d'applications et permettra de faire progresser notre technologie pour répondre aux défis cliniques de l'ingénierie tissulaire" souligne de son côté le docteur Fabien Guillemot, président et directeur scientifique de Poietis. Le marché de l'ingénierie tissulaire devrait passer de 4,7 à 11,5 milliards de dollars d'ici 2022.

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