L'Urssaf Aquitaine s'ouvre à la transformation digitale

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La soiré French Tech a permis à 4 startups de la métropole bordelaise de présenter leur offre
La "soiré French Tech" a permis à 4 startups de la métropole bordelaise de présenter leur offre (Crédits : Urssaf Aquitaine)
Les collaborateurs de l'Urssaf Aquitaine ont été les premiers en France à bénéficier d'une "Digital week", semaine de sensibilisation à la transformation digitale et aux nouveaux outils numériques qui concernera chacune des 22 Urssaf du réseau national. A cette occasion quatre startups de la métropole bordelaise sont venues présenter leurs produits et plus largement évoquer les problématiques de l'intelligence artificielle, des méthodes de travail agiles...

"Proposer aux cotisants des services personnalisés, proactifs, profilés, préventifs, reposant sur l'autonomie et l'apport du traitement de masse des données informatiques" : conscient qu'elle ne peut pas rester au bord de la route alors que le monde économique s'engage dans une vaste transformation digitale, la branche recouvrement, composée de 22 Urssaf et de la caisse nationale l'Acoss, organise une série de "Digital weeks" dans chacune des antennes régionales. L'objectif : mieux cerner les évolutions technologiques pour avoir une meilleure compréhension des attentes des cotisants, détecter le potentiel de nouveaux outils utilisables en interne, et favoriser la culture de l'innovation.

Manière de faire bouger les lignes en interne mais aussi de montrer que des liens de proximité avec les créateurs d'entreprise ne sont pas impossibles : le directeur régional Aquitaine Henri Lourde-Rocheblave ne fait pas mystère de sa volonté de "combattre la politique de l'autruche" et d'inciter les entreprises en difficultés, notamment les startups, à prendre contact dès l'apparition des premiers problèmes. Et pas trop tard. En 2017, l'Urssaf Aquitaine a encaissé 14,81 Md€ auprès de 353.221 cotisants, mené 6.324 actions de contrôle et accordé 7.872 délais de paiements.

4 startups, 4 univers différents

Bordeaux et plus précisément le site de Bruges a accueilli la première de ces Digital weeks. Entre le 11 et le 15 juin, des ateliers thématiques internes ont été diffusés en visioconférence dans les six sites aquitains. Le 12 juin, quatre startups ont pu présenter leurs produits mais aussi leur philosophie à des collaborateurs de l'Urssaf et à des partenaires réunis pour l'occasion. Cette "soirée French Tech" a réuni EA4T, Inflexsys, Azendoo et Jooxter.

EA4T, représentée par Philippe Lebas, s'est penchée sur les relations humains / machines et les chatbots. La startup fait, comme beaucoup d'autres, le pari de la disparition prochaine des applications mobiles qui ne donnent accès qu'à des formulaires de questions/réponses très contraints, et mise sur l'essor de la commande vocale matérialisée en ce moment par les enceintes connectées. 50 % des requêtes web seront faites par la parole en 2020, dont 30 % sans écran, avance Philippe Lebas, qui travaille sur la contextualisation de la demande pour qu'elle s'affranchisse des mots-clés détectés par la machine et donc qu'elle soit mieux prise en compte. Azendoo, dirigée par Greg Lefort, combat quant à elle les avalanches de mails improductifs. La startup bordelaise ne vise pas à éradiquer purement et simplement les courriels mais elle fournit des outils permettant de mieux organiser et gérer les projets et tâches collaboratifs. Partage de documents, planification du travail, synchronisation, suivi de l'avancée des tâches... La solution d'Azendoo a séduit des marques telles que Manpower, Diplomatico, Yale ou encore Cartier...

InfleXsys, spécialisée dans le développement d'applications mobiles professionnelles et d'objets connectés, et Jooxter, qui travaille sur l'utilisation des environnements de travail et sur l'augmentation de leur disponibilité, ont également pu échanger autour de différents sujets.

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