Air Marine mobilise ses forces pour participer à la révolution aérienne

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Air Marine travaille notamment sur le développement d'un drone pour livrer les colis, en partenariat avec Cdiscount.
Air Marine travaille notamment sur le développement d'un drone pour livrer les colis, en partenariat avec Cdiscount. (Crédits : DR)
La PME Air Marine maintient des efforts importants pour ne pas rater la révolution technologique qui commence à transformer les services marchands aériens, en particulier avec l'éclosion des drones à usage civil. Elle annonce des contrats avec GRTgaz et Total.

Dédiée depuis 1991 à la surveillance par avions, et désormais aussi par drones, de sites industriels ou encore d'installations de panneaux solaires, la société Air Marine, basée à l'aérodrome de Saucats (Gironde), cotée en bourse, vient de publier ses résultats 2017. Cette PME, qui a décidé d'investir massivement dans l'innovation pour faire face à la transformation de son marché par les nouvelles technologies, a réalisé un chiffre d'affaires en légère augmentation sur un an, à 2,2 M€ (+2,57 %).

La direction de l'entreprise, dont Gilles Olichon est le président et fondateur, précise que l'activité a été générée à 85 % par ses avions et 15 % par la division drones "auprès de ses clients grands comptes comme Engie, Total, EDF, Lafarge, Suez... ". L'entreprise avait déjà annoncé que ses forts investissements consacrés à l'innovation ne seraient pas sans conséquence sur son activité. De fait l'exercice 2017 est un peu plus déficitaire que prévu, avec un résultat net négatif de 730.000 euros, contre une perte annoncée de 472.000 euros, et un chiffre d'affaires légèrement en deçà de la prévision initiale de 2,4 M€.

Une année 2017 bien remplie

"Le résultat d'exploitation témoigne des investissements d'Air Marine qui ont été réalisés cette année pour accompagner la mutation de la société, afin de prendre une part significative de la croissance de son marché, en particulier sur celui naissant du drone civil, dans un contexte de développement réglementaire et technologique qui répond à une attente sociétale pressante", déroule la direction.

Avant de rappeler que l'entreprise a renforcé ses équipes (recrutement et formation de 12 nouveaux collaborateurs) et constitué une structure ressources humaines ; mis en place une nouvelle génération de logiciels opérationnels de surveillance aérienne (Survair 2 et Viewair 2) ; rédigé le manuel d'exploitation de l'activité avion (avec le soutien de la société de conseil réglementaire et conformité Time To Fly), obtenu un nouvel agrément pour répondre à la règlementation aéronautique européenne, ou encore rédigé un contrat de licence de marque Air Marine, "pour structurer le cadre contractuel avec ses partenaires opérateurs de drones dans le cadre de la constitution d'un réseau de licenciés de marques et préparation des formations".

C'est ainsi que le résultat d'exploitation, qui mesure la différence entre les produits et les charges d'exploitation uniquement liés aux facteurs de production, enregistre une forte baisse, de -109.000 à -917.000 euros.

GRTgaz et le groupe Total disent oui à Airmon

La bonne nouvelle c'est que, tandis que les fonds propres se maintenaient à 2,1 M€ en 2017 (contre 2,2 M€ en 2016), la dette financière nette reculait fortement, de 565.000 à 206.000 euros entre 2016 et 2017, soit une baisse de -63,5 %. En 2017, et au terme de deux ans de tests, GRTgaz (groupe Engie) a approuvé le système de mission Airmon, un système de surveillance embarqué qui permet de capturer automatiquement des images de très haute définition sur des cibles prédéfinies, comme des réseaux de pipelines afin de vérifier l'absence d'anomalies.

Un système adopté par le groupe Total l'an dernier, qui a confié à Air Marine un marché de surveillance. En 2018, Air Marine compte acheter deux nouveaux avions pour faire face à la hausse des marchés, en France et à l'export, mais aussi décrocher la certification environnementale Iso 14001, réaliser des opérations de croissance externe, à commencer par la finalisation de la prise de contrôle de la startup lorraine Alérion.

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