La BEI et l’Union européenne devraient miser 30 M€ sur une filiale d’Europlasma

 |   |  335  mots
L'usine Cho Power à Morcenx
L'usine Cho Power à Morcenx (Crédits : Europlasma)
Cho Tiper, qui doit être le deuxième exemplaire de centrale électrique à énergie renouvelable à voir le jour après Cho Morcenx, filiale du groupe Europlasma, devrait bénéficier d’un prêt européen de 30 M€.

La qualification technique définitive de la centrale électrique Cho Morcenx, filiale du groupe Europlasma, à Morcenx (Landes), qui fonctionne à partir de la gazéification de combustibles solides de récupération et de biomasse, n'est pas passée inaperçue. Carlos Moedas, le Commissaire européen à la recherche, à l'innovation et à la science, et Ambroise Fayolle, vice-président de la Banque européenne d'investissement (BEI) viennent en effet d'annoncer la signature d'une lettre d'intention pour l'octroi d'un prêt jusqu'à hauteur de 30 M€ pour le financement de Cho Tiper, la première petite sœur de Cho Morcenx, qui doit être construite à Thouars, dans les Deux-Sèvres.

Le projet Cho Tiper n'est pas anodin puisqu'il représente un investissement total de 60 M€. En retour il devrait générer près de 300 M€ de revenus sur 20 ans et permettre la création de 65 emplois. Cho Tiper doit fournir de l'électricité à 45.000 habitants, épargner l'enfouissement de 50.000 tonnes de déchets non recyclables par an, tout en évitant l'émission de 28.000 tonnes de dioxyde de carbone (CO2).

Accélérer le développement de ce type de centrale

De son côté l'Ademe (Agence de l'environnement et de la maîtrise de l'énergie) a déjà annoncé qu'elle apporterait 12 M€ à ce projet, et la Région Nouvelle-Aquitaine 2 M€.

"Le groupe Europlasma se réjouit de cette signature, qui conforte la pertinence du procédé Cho Power dans le domaine de la transition énergétique, et de sa contribution à la préservation de l'environnement. Après la signature définitive de ce prêt, notre groupe sera en mesure d'accélérer le développement de ce nouveau type de centrales en France et en Europe" commente Jean-Eric Petit, directeur général d'Europlasma.

La BEI intervient sur ce dossier dans le cadre des projets InnovFin (InnovFin Energy Demonstration Projects) lancés à l'initiative conjointe de la banque européenne et de la Commission européenne, qui finance des projets innovants dans le domaine de la transition énergétique.

Réagir

Votre email ne sera pas affiché publiquement
Tous les champs sont obligatoires

Commentaires
a écrit le 01/01/2018 à 18:14 :
Donc reprenons les comptes. 30+12+2 =44M€ sur les 60M€ à financer.
60M€ pour combien de GW déjà ??
ça va dans le bon sens, mais les finances dégradées d'Europlasma vont elles suffirent a payer 16M€ restants ? Combien d'augmentation de capital encore ?

Merci pour votre commentaire. Il sera visible prochainement sous réserve de validation.

 a le à :