Imagerie numérique : i2S reste à la hausse depuis janvier

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La division DigiBook continue à souffrir en particulier de la stagnation des ventes en Russie et de la rétraction des budgets alloués à la Culture.
La division DigiBook continue à souffrir en particulier de la stagnation des ventes en Russie et de la rétraction des budgets alloués à la Culture. (Crédits : I2S)
A l’issue des trois premiers trimestres 2016 la société girondine i2S affiche un chiffre d’affaires en hausse de +4,9 %.

Spécialisé dans la conception et la production de technologies d'acquisition et de traitement de l'image (caméras, logiciels), le groupe i2S (plus de 60 salariés), à Pessac (Bordeaux Métropole), coté en Bourse, a réalisé un chiffre d'affaires de 10,3 M€ à l'issue des neuf premiers mois de l'année 2016, en hausse de 4,9 % par rapport à la même période en 2015.

L'évolution du chiffre d'affaires d'i2S connait toutefois une perte de vitesse au troisième trimestre, en recul de 7 % par rapport au troisième trimestre 2015, à 3 M€. A la fin du premier semestre 2016, le CA d'i2S était en hausse de 10,7 % sur un an à 7,3 M€. L'évolution à la baisse du chiffre d'affaires de cette PME innovante au troisième trimestre est due au recul marqué de l'activité de sa division i2S-DigiBook, centrée sur la numérisation d'archives et de documents reliés, qui atteint 977.3000 €, à -17,7 % sur un an.

"Challengée par les mutations profondes en cours sur le marché de la dématérialisation de documents patrimoniaux (compression des budgets alloués à la Culture, pression à la baisse sur les prix de la numérisation à la page), l'activité de DigiBook n'a pas encore redressé ses ventes. Aussi, sur les neuf premiers mois de 2016, le chiffre d'affaires est en retrait de 10,2 % par rapport à 2015, le ralentissement des ventes au 3e trimestre étant dû à une baisse des ventes dans les ex-pays de l'Est, amplifiée par une non reprise des ventes en Russie, alors même que notre base installée en République populaire de Chine affiche une excellente progression" analyse la direction d'i2S dont Alain Ricros est le PDG.

Nouvelles offres issues de la recherche

Sur les neuf premiers mois de 2016 la division DigiBook enregistre un chiffre d'affaires de 3,3 M€, en recul cumulé de -10,2 % sur un an. C'est grâce à l'activité vision industrielle, i2S-Vision, que l'entreprise termine les neufs premiers mois de 2016 avec un chiffre d'affaires à la hausse. Mais au troisième trimestre i2S-Vision a enregistré un tout petit coup de mou, avec un chiffre d'affaires de 2,02 M€, quasiment stable sur un an, à -0,9 %. Sur l'ensemble des neuf premiers mois i2S Vision enregistre une croissance de +14 % de son chiffre d'affaires, à 7 M€.

"L'activité réalise un chiffre d'affaires supérieur à 2 M€ au 3ème trimestre traditionnellement obéré par la prise des congés. Sur les neuf premiers mois de l'année, l'activité maintient une dynamique de croissance satisfaisante, notamment auprès de clients prestigieux, séduits par nos capacités de créativité et d'innovation, d'industrialisation et de production en série de produits de très haute technologie, servies par une logistique éprouvée et une organisation agile et normée", défend la direction.

L'entreprise souligne que l'activité de la division i2S-Vision bénéficie déjà des nouvelles offres issues des recherches menées par la PME avec les laboratoires LCPO (Laboratoire de chimie des polymères organiques (Bordeaux INP) et CEA Tech (transfert de technologie du Commissariat à l'énergie atomique auprès des PME).

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Commentaires
a écrit le 19/11/2016 à 1:15 :
Dommage que les nouveaux Digibooks aient des plantages récurrents notamment niveau logiciel quand les premières générations (plus lentes) tiennent encore bien la route.
Il y a des impératifs de productivité mais l'ergonomie, c'est pas juste un mot pour faire joli...
Quant à la fiabilité et la robustesse, on pourrait aussi en parler.
Si certains de vos clients acceptent d'être des bêta-testeurs, d'autres n'auront pas cette patience et vous auriez tout intérêt à revoir vos politiques tarifaires en matière de service et de logiciel. Du vrai clef en main, quoi, parce que la concurrence ne va pas dormir longtemps sur ces sujets.
Enfin, moi, j'dis ça, j'dis rien.

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