Innoveox doit commercialement décoller

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La première unité d'Innoveox a d'abord été installée à Arthez-de-Béarn avant d'être déplacée tout à côté, à Lacq (64).
La première unité d'Innoveox a d'abord été installée à Arthez-de-Béarn avant d'être déplacée tout à côté, à Lacq (64). (Crédits : DR)
Porteur d’une innovation à fort potentiel, le groupe Innoveox a creusé son déficit l’an dernier et place plus que jamais la signature de contrats commerciaux au centre de ses objectifs. Son entrée en Bourse lui donne les moyens de ses ambitions.

Intervenant dans des sites industriels dont il valorise les déchets industriels toxiques en eau propre et énergie, par le biais de la licence exclusive qu'il détient sur le brevet d'oxydation hydrothermale en milieu super critique (OHTS) à énergie positive, développé à Bordeaux, le groupe Innoveox, dont le siège est à Paris et la recherche et développement en Gironde, vient de publier ses comptes 2014.

Rappelons que l'entreprise fondée et dirigée par Jean-Christophe Lépine, originaire de Libourne, est entrée en avril 2014 en Bourse où elle a pu lever plus de 14 M€. Innoveox, qui dispose d'une unité à Lacq (64), devrait mettre en route d'ici à juin sa première unité industrielle à La Réunion (Océan indien), qui est dotée d'une capacité de traitement de 1.600 tonnes de déchets par an. Ce succès dans un département d'outre-mer (DOM) a ouvert au groupe la voie d'un autre DOM, la Guyane, et d'un territoire d'outre-mer, la Nouvelle-Calédonie, deux régions où Innoveox est entrée "en négociation commerciale avancée".

En plus des DOM-TOM, Innoveox maintient également le cap sur deux ensembles stratégiques : la zone Emea (Europe, Moyen-Orient, Afrique) et le Canada, jugé comme "un pays à très fort potentiel et qui dispose d'une législation environnementale adaptée".

Le poids des investissements

Le groupe poursuit par ailleurs son objectif de pénétrer le marché nucléaire, stratégie qui s'est soldée l'an dernier par l'acquisition, à la barre du tribunal de commerce de Nantes, de la société d'ingénierie Syneo (dont le client principal est EDF), spécialiste des logiciels appliqués à la gestion de systèmes capables d'opérer en milieu hostile, en l'occurrence les centrales nucléaires. Des opérations qui vont de pair avec la poursuite de négociations sur des marchés cibles que sont la chimie, la santé et le pétrole.

Dotée de 12,2 M€ de capitaux propres, au 31 décembre 2014, Innoveox a accru l'an dernier le montant de ses charges opérationnelles, passées de 2,3 M€ en 2013 à 2,8 M€ en 2014. La direction précise que cette évolution est essentiellement due aux frais juridiques liés à la préparation de l'introduction en bourse, à l'acquisition de Syneo et au recrutement de six salariés pour les équipes techniques et commerciales.

Les produits d'exploitation ont sensiblement baissé, de 580.668 € en 2013 à 324.864 € en 2014, et la signature de contrats commerciaux s'impose comme une priorité pour le groupe en 2015. Autant d'éléments qui ont poussé à la baisse le produit d'exploitation du groupe qui, déjà négatif, est passé de -1,8 M€ en 2013 à -2,5 M€ en 2014. Au final, le déficit du groupe recule sérieusement, avec un résultat net à  -2,2 M€ l'an dernier (-38,1 %). Cela n'empêche pas ce groupe très innovant d'avoir "un bilan sain et une trésorerie nette positive de près de 9 M€", observe la direction.

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