A Bordeaux, la cause de l’emploi fait le plein

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Olivier Foix, Frédéric Toubeau, Mathieu Reglain, Emmanuelle Ripert-Chollet, Alain Bossière et Cendrine Martinez
Olivier Foix, Frédéric Toubeau, Mathieu Reglain, Emmanuelle Ripert-Chollet, Alain Bossière et Cendrine Martinez (Crédits : Agence Appa)
Vif succès pour la présentation, hier soir par La Tribune - Objectif Aquitaine, du "Palmarès des entreprises qui recrutent à Bordeaux et dans sa métropole", dans les locaux de Bordeaux Palais de la bourse. Une première organisée par notre titre en coopération étroite avec la mairie de Bordeaux et la Maison de l'emploi de Bordeaux.

La soirée de lancement du 1er "Palmarès des entreprises qui recrutent en 2015 à Bordeaux et dans sa métropole" (2.000 offres d'emplois), organisée hier soir par La Tribune - Objectif Aquitaine, en coopération avec la mairie de Bordeaux et la Maison de l'emploi de Bordeaux au Palais de la bourse, a battu des records d'affluence avec 300 personnes qui ont fait le déplacement.

Animé par Mikaël Lozano, rédacteur en chef de notre titre, ce premier Palmarès a été introduit par Jean-Christophe Tortora, président de La Tribune et La Tribune - Objectif Aquitaine. Dans son intervention, Jean-Christophe Tortora, après avoir souhaité une heureuse année 2015 à tous, a rappelé que l'emploi restait une priorité pour Bordeaux et sa métropole et une préoccupation telle que "nous aurions pu mobiliser le stade Chaban-Delmas pour faire face au grand nombre de demandes suscitées par cette soirée de lancement."

S'engager pour l'emploi

Jean-Christophe Tortora a félicité Virginie Calmels, adjointe au maire (UMP) de Bordeaux, Alain Juppé, en charge de l'Economie, de l'Emploi et de la Croissance durable pour sa façon de "faire de la politique autrement" et son idée de lancer un numéro spécial de La Tribune - Objectif Aquitaine consacré aux entreprises qui recrutent. Un moyen pour notre titre de s'engager concrètement, aux côtés de la Maison de l'emploi de Bordeaux et de Pôle emploi Aquitaine, dans la lutte pour la création d'emplois, clé indispensable pour "créer les conditions de la confiance" et assurer la réussite de tout développement économique, a rappelé en substance Jean-Christophe Tortora. Virginie Calmels s'est de son côté dite heureuse de voir les fruits de cette première collaboration avec notre titre, précisant que le conseiller Yohan David (Maison de l'emploi de Bordeaux) et Emmanuelle Ripert-Chollet, directrice du Développement économique, de l'Emploi et de l'Enseignement supérieur à la mairie, tous deux très impliqués dans ce 1er Palmarès, étaient présents.

"Casser les silos"

"L'emploi est au cœur de nos préoccupations, a confirmé Virginie Calmels. Il est important de connaître les entreprises susceptibles de recruter, a-t-elle poursuivi, de les convaincre de communiquer sur leurs performances, leur développement et de créer une saine émulation sur le territoire, avec des indicateurs qui seront intéressants à suivre dans le futur". Elle est ensuite revenue sur l'attractivité, point fort de Bordeaux et sa métropole, qui attirent chaque année 10.000 nouveaux habitants et génèrent 5.000 créations d'emplois, avant de relever que cette force n'allait pas sans problèmes, puisqu'il faut aussi trouver des emplois pour les conjoints. Virginie Calmels en a ensuite appelé à "casser les silos", à créer des liens entre financiers, entreprises, collectivités et jeunes talents "pour créer de la valeur". Saluant l'obtention par la métropole bordelaise du label French Tech, elle a estimé qu'il "vaut mieux renforcer nos points forts plutôt que combler nos points faibles". En guise d'illustration, elle a indiqué que la métropole "a de bonnes universités, de grandes écoles et que c'est là-dessus qu'il faut capitaliser, tout en étant des facilitateurs pour les entreprises locales".

28.000 habitants en plus par an

Cette soirée a également été l'occasion de suivre les interventions de Frédéric Toubeau, directeur régional de Pôle emploi Aquitaine, et des quatre premiers recruteurs connus de Bordeaux Métropole en 2015 : Alain Bossière, directeur d'Armatis LC à Bordeaux, Olivier Foix, vice-président de CGI France, directeur région Aquitaine, Mathieu Reglain, directeur de Sogeti Aquitaine et Limousin, trois entreprises qui vont recruter 100 personnes chacun et Hervé Lefèvre, directeur général de Keolis Bordeaux, qui a programmé 90 embauches en 2015.

Frédéric Toubeau a tenu à régionaliser son intervention, relevant que l'Aquitaine accueillait chaque année 28.000 nouveaux habitants dont 12.000 en capacité de travailler. Ce qui donne une idée des besoins en matière de créations d'emplois.

"L'Aquitaine crée proportionnellement plus d'emplois que la France entière, elle a retrouvé sa situation d'avant la crise de 2008, et nous avons aussi de jeunes demandeurs d'emplois qui viennent s'installer ici parce que la ville est attrayante" a notamment expliqué Frédéric Toubeau.

Très marquée par les emplois du secteur tertiaire, en hausse de 4,8 %, Bordeaux Métropole compte aussi "des secteurs en devenir", comme le numérique et les startups, ceci étant "55 % des demandeurs d'emplois sont titulaires d'un CAP ou d'un BEP ou n'ont aucun diplôme" a précisé Frédéric Toubeau.

Diplômés et non diplômés

Les services à la personne et le commerce restent des secteurs qui emploient et vers lesquels il faut orienter les demandeurs d'emplois, de même que l'agroalimentaire ou la filière vin a souligné le patron de Pôle emploi Aquitaine. Représentant du "5e groupe mondial en technologies de l'information" (conseil, intégration systèmes, externalisation), Olivier Foix a précisé que CGI France employait 750 collaborateurs dans la métropole bordelaise et recrutait comme consultants en moyenne 60 % de jeunes diplômés pour 40 % d'expérimentés. Alain Bossière (Armatis Lc), à Bordeaux, spécialiste de la relation client (tourisme, télévente, e-commerce, assistance technique et hot-line), s'appuie sur une plate-forme d'appel téléphonique qui compte 400 collaborateurs, il recrute aussi bien des BTS tourisme et des profils de techniciens, que des non diplômés : l'essentiel étant de mesurer "la capacité à entrer en relation avec le client" observe le directeur.

"Pas des machinistes"

Mathieu Reglain, pour Sogeti, filiale de Capgemini, a vu les effectifs de l'entreprise passer dans la métropole bordelaise de 35 en 2003 à 560 l'an dernier, tandis qu'ils grimpaient à plus de 680 pour la région Aquitaine. Employeur important à Bordeaux Métropole, Keolis Bordeaux, qui gère le réseau des bus, trams, vélos et navettes fluviales, avec 2.450 salariés, embauchera précisément 92 personnes en 2015, après 180 l'an dernier et 750 depuis 2009. Keolis Bordeaux ne s'intéresse pas qu'aux jeunes mais aussi aux secondes parties de carrière, après 40 ans, et aide les candidats retenus qui en ont besoin à passer leur permis de transport en commun. "C'est un métier de contact, nous ne sommes pas des machinistes" a tenu à souligner Hervé Lefèvre. Les trophées aux principaux recruteurs en 2015 ont été remis par Cendrine Martinez, directrice générale déléguée La Tribune - Objectif Aquitaine, et Emmanuelle Ripert-Chollet.


Pour réaliser ce numéro hors-série, qui présente 2.000 offres d'emplois, 3.500 entreprises de Bordeaux et sa métropole ont été contactées. En résulte un classement qui a été nourri par les réponses des entreprises. Ce Palmarès 2015 des entreprises qui recrutent à Bordeaux et sa métropole sera disponible chez votre marchand de journaux avec le Guide des entreprises 2015, à compter du 30 janvier prochain.

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Commentaires
a écrit le 29/01/2015 à 19:14 :
A noter pour ceux qui le souhaitent que quelques exemplaires de ce Palmarès sont disponibles en consultation à la Maison de l’Emploi de Bordeaux : http://bit.ly/10gg0g3
Consultez aussi l’article compte-rendu diffusé sur le blog du Développement économique de la Ville de Bordeaux : http://bit.ly/1y2XIP6
... et revivez le live-tweet de cette soirée : http://bit.ly/18pP7Qx
a écrit le 28/01/2015 à 10:18 :
Bonjour à tous
Quelques éléments de compréhension :
Après avoir stagné pendant quelques jours, le nombre d'inscriptions a littéralement explosé en quelques heures, rendant effectivement trop petite la salle initialement prévue. Il était à ce moment-là impossible de changer de lieu. Les inscriptions ont été fermées et les 200 derniers inscrits ont reçu un mail leur indiquant qu'il ne serait pas possible d'accueillir tout le monde devant cet engouement soudain.
Habituellement, nombre de lecteurs s'inscrivent mais se rendent pas aux événements, sans juger utile de prévenir, et sans que notre journal ne s'en offusque. Cela concerne entre 30 et 40 % des inscrits. Devant ce comportement malheureusement de plus en plus répandu, il devient difficile d'évaluer, avec plusieurs semaines d'avance, la jauge nécessaire. En l'occurrence, il s'agissait d'une première, et nous avons compté peu de défections parmi ces inscrits. Un phénomène difficile à prévoir. Nous avons présenté nos excuses à ceux qui n'ont pas pu rentrer, et les réitérons ici.
Quant au dernier point soulevé par "Jétaisla" : nous ne rentrons pas dans le débat relatif à l'hypothèse que vous soulevez, à savoir que des personnes, chômeurs ou non, auraient été présentes massivement à un événement gratuit dans le seul et unique but d'obtenir, toujours gratuitement, un document qui a nécessité un long travail. Toute peine mérite-t-elle salaire ? Un journal doit-il se substituer à un service public de l'emploi et devenir gratuit pour certains ? Le peut-il seulement ? A vous de voir. C'est un débat intéressant. Non, précisons juste que contrairement à ce que vous laissez entendre, le Palmarès était distribué gratuitement au comptoir, au moment de quitter les lieux, à tous ceux qui le souhaitaient. Il n'a pas été distribué avant la manifestation pour ne pas éventer le classement. Nous vous rassurons donc : personne, chômeur ou non, n'a été invité pour faire de la figuration...
La rédaction
Réponse de le 28/01/2015 à 17:54 :
Il y a un mot qu'il faut que vous appreniez : Anticipation!
Vous savez comme moi, que nous subissons depuis plusieurs années une crise économique. Et vous vous étonnez de cet engouement, ce succès?
Je rêve!
La prochaine fois, prévoyez d'indiquer dans votre annonce le nombre de capacité de place possible pour un tel événement. Je ne vais pas dire que c'est de l'incompétence mais presque...
Bien cordialement
CB
a écrit le 28/01/2015 à 9:34 :
Votre journal à une réputation de sérieux en consequence, il souffre réellement de se prêter à de telles idioties. La chambre de commerce, incapable de choisir une salle adaptée au nombre de personnes inscrite s'amuse littéralement et sans aucun savoir vivre à avancer la réunion plutôt que d'avouer son inaptitude. Elle ferme ensuite la porte aux gens qu'elle a inscrits elle même!
Quelle impolitesse! Quelle incompétence !
Cela me rappelle, en 1993, les discours suffisants et savants sur l'avenir prédictif de la cité mondiale du vin de puis rebaptisée "cité", puis même plus mondiale!!!
Dommage d'associer objectif Aquitaine à cette tribu À laquelle on vendrait du sable dans le désert..
Il va de soi que j'oublierai volontiers vos invitations.. Dommage!
a écrit le 27/01/2015 à 21:02 :
Un succès tellement important que nombre de gens pourtant inscrits sont restes dehors !!! Pourquoi accepter des inscriptions si les places ne sont plus libres....une organisation déplorable !!
a écrit le 27/01/2015 à 17:44 :
dans la salle des chômeurs qui n'attendaient qu'une chose ..avoir le numéro gratos ... eh ben non RIEN ... l'année prochaine, la remise pourra se faire dans un ascenseur car les chômeurs ont autres choses à faire que de la figuration !!!! .. information à communiquer ... plan réseau nul ...!!!
Réponse de le 27/01/2015 à 19:00 :
Magnifique exercice de relations publiques de la part des intervenants avec discours complètement déconnecté des problématiques des demandeurs d'emploi.
Merci de retrouver un peu de sens commun.
Désespérant !
Réponse de le 27/01/2015 à 20:57 :
Pffffff .......Depuis 2 ans, les numeros d'objectif spéciales entreprises ne contiennent même plus les contacts et les chiffres clefs : résultat les chômeurs s'en passent et réalisent leur propre liste d'entreprises. Franchement, g du mal a croire que les 2000 offres d'emploi vont sortir d'un chapeau comme par magie ! Si pole emploi fait sont travail, ces annonces devraient être accessibles aux chomeurs après la sortie du numéro.......enfin ça c en theorie.......parceque payer 15 euros pour ce numéro c'est abusé ........ou comment se faire du fric sur le dos des chômeurs........
Réponse de le 28/01/2015 à 8:56 :
Tout a fait d accord, beaucoup d auto congratulation....et plus rien pour nous en attente d informations concrètes

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