Fermentalg veut fabriquer du pétrole vert

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Pierre Calleja, PDG de Fermentalg
Pierre Calleja, PDG de Fermentalg (Crédits : Fermentalg)
Fermentalg se lance dans la fabrication à petits prix de substituts aux carburants ou lubrifiants industriels grâce à l’action des micro-algues notamment sur la vinasse viticole, en association avec des poids lourds de la chimie verte.

Alors que la construction de sa première unité de production industrielle est sur les rails avec une pose de la première pierre le 12 février, la société de biotechnologie Fermentalg (51 salariés), à Libourne (33), annonce le lancement de Trans'alg, un programme collaboratif lié à la chimie verte.

Objectif : transformer grâce au métabolisme des micro-algues des résidus de la distillation comme la vinasse viticole et de la canne à sucre, ou les liqueurs rouges de l'industrie papetière, en matière première de substitution aux produits pétroliers. Il s'agit à terme d'industrialiser la production à bas prix (de 1 à 5 € / kg) de substituts aux produits pétroliers destinés aux marchés de la chimie et des carburants, dont le carburéacteur. Avec en ligne de mire de nombreuses applications dont la fabrication de carburants, de bioplastiques, plastifiants, lubrifiants industriels ou encore mousses d'isolation thermique.

Fermentalg s'est ainsi associé à plusieurs partenaires clés de la chimie verte, dont les poids lourds Arkema et Soprema.

"L'adhésion de majors de la chimie et de l'énergie au programme Trans'alg, que nous avons initié, conforte notre statut d'acteur incontournable sur le marché mondial de la biotechnologie industrielle des micro-algues" juge Pierre Calleja, fondateur et PDG de Fermentalg.

31,2 M€ sur cinq ans

Ce programme de développement, étalé sur cinq ans, fait également appel à Condat (lubrifiants industriels), Pierre Guérin (équipements de fermentation industriels) et l'Union des coopératives viticoles d'Aquitaine, avec l'appui de trois grands partenaires dans la recherche : le Commissariat à l'énergie atomique (LCPV), le Centre national de la recherche scientifique (Bioteam Icpees) et l'Iterg (centre d'expertise technique sur les corps gras).

Le programme Trans'Alg est doté d'une enveloppe globale de 31,2 M€. Tous les détails ne sont pas encore connus sur la répartition de cet effort financier. Ce qui est sûr : Bpifrance participera à Trans'alg à hauteur de 13,9 M€, tandis que ce programme sera crédité de 2,7 M€ de subventions et 5,6 M€ d'avances remboursables. Reste 9 M€ qui devraient être pris en charge par l'ensemble des participants. Le programme Trans'alg est d'ores et déjà labélisé par cinq pôles de compétitivité en France, dont Xylofutur en Aquitaine (innovation pour la filière bois-papier en France). La direction de Fermentalg souligne que la création de Trans'alg "s'inscrit dans l'ambition des pouvoirs publics de favoriser l'émergence de solutions industrielles compétitives capables d'accélérer la transition énergétique de la France."

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