Europlasma s’accroche à la cote

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Avec Inertam (ci-dessus) Europlasma vitrifie l'amiante.
Avec Inertam (ci-dessus) Europlasma vitrifie l'amiante. (Crédits : Agence Appa)
La reprise de la cotation d’Europlasma, à Morcenx (40), a provoqué un choc brutal mais pas de panique. L’échec de l’augmentation de capital prévue ce mois-ci aurait par contre un impact très négatif.

La reprise le 9 septembre de la cotation en bourse du groupe Europlasma (plus de 80 salariés), à Morcenx et Bruges (33), spécialiste des technologies propres, s'est soldée par une baisse de 25,6 % par rapport à sa cote du 30 mars (2,70€) veille de la suspension de l'action. Une chute quasiment identique à celle du 30 septembre 2013 où l'action, suspendue le 15 avril précédent, avait perdu 26 % de sa valeur. Proposée à 1,70€ à l'ouverture le 9 septembre l'action a clôturé à 1,83€, avant d'ouvrir à 1,76€ le lendemain 10 septembre pour terminer à 1,41€.

Pendant ces deux premiers jours de reprise de la cotation 3,4 millions de titres ont été échangés, propulsant cette valeur spéculative à des sommets rarement atteints sur les marchés actions en France. Autrement dit, des centaines de milliers de petits porteurs collés par la suspension du titre ont pu se dégager grâce à une contrepartie tout à fait à la hauteur de cet électrochoc.

Toujours Cho Power

Au 3ème jour, le 11 septembre, la fièvre est nettement retombée (405.724 titres échangés) tandis que l'action, cotée à 1,40€ à l'ouverture terminait à 1,42€ : un petit frémissement à la hausse de + 0,71 %. Cette hausse dans l'épaisseur du trait était perdue le lendemain, à 1,41€ à la clôture, avec 276.079 titres échangés. Malgré leur énormité, ces niveaux d'échanges font presque figure de vitesse de croisière pour un titre aussi explosif qu'Europlasma.

Le groupe landais, qui navigue à la pointe de l'innovation dans le secteur de l'énergie, joue sa vie sur la validation définitive du process de Cho Power, prototype grandeur nature d'une nouvelle génération de centrales électriques fonctionnant à partir de déchets et de biomasse. Crucial pour l'avenir, cet enjeu technologique se double de contraintes financières tout aussi déterminantes. Plombé par 13 M€ de pertes, pour un chiffre d'affaires de 12,5 M€ l'an dernier, Europlasma doit ainsi absolument réussir sa prochaine augmentation de capital, courant septembre, avec une levée de fonds "de l'ordre de 22 M€".

Masdar ville verte

L'été s'achève ainsi avec l'ouverture d'un nouveau chapitre qui s'annonce tout aussi haletant que les précédents, dans ce feuilleton à rebondissement où tout le monde veut savoir si Europlasma va réussir à lancer sa centrale innovante Cho Power ou périr dans cette quête pour un monde plus vert. Tout ce développement est soutenu par Crédit Suisse Europlasma SPV, véhicule indirectement piloté par le fonds d'investissement d'Abou Dhabi Masdar Cleantech Fund. Depuis 2008, Abou Dhabi a lancé la construction d'une ville écologique modèle à zéro carbone et zéro déchet baptisée Masdar. Ce projet, piloté par le sultan Ahmed Al Jaber (ministre de la fédération des Émirats Arabes Unis), devrait aboutir à la livraison de la ville nouvelle de Masdar en 2020. La production d'électricité à partir de déchets et de biomasse s'impose ainsi comme un des enjeux potentiellement centraux du projet Masdar.

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