Innoveox fait un carton pour son entrée en bourse

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Innoveox propose des unités de traitement des déchets toxiques de petite taille
Innoveox propose des unités de traitement des déchets toxiques de petite taille (Crédits : DR)
La société girondine, capable de transformer des déchets industriels liquides toxiques en eau, a remporté un beau succès au cours de son entrée en bourse sur Alternext. Elle a levé 14,3 M€ (avant option de surallocation). La demande globale de l'offre a porté sur 16,9 M€.

« Tout le monde me dit qu'un tel succès auprès du public pour une entreprise dans les biotechnologies dans ce contexte économique, c'est exceptionnel », lance, à la fois étonné et fier, Jean-Christophe Lépine, PDG d'Innoveox, qui a son siège social à Mérignac. La demande globale de l'offre (OPO et Placement global) a porté sur 16,9 millions d'euros, dont 9,8 millions d'euros côté particuliers. Avant la mise en oeuvre de l'option de surallocation, 14,3 M€ ont été levés. La période de souscription était ouverte jusqu'au 29 avril. 

Le conseil d'administration a voté ce mercredi la mise en œuvre intégrale de la clause d'extension. « Notre technologie est révolutionnaire et parle aux gens qui sont conscients des problèmes générés par ces déchets liquides dangereux », avance Jean-Christophe Lépine comme explication. Le prix de l'action a été fixé à 8 euros. La capitalisation boursière totale de la société ressort à 43,8 M€.

Objectif : 40 M€ de CA en 2018

La société, créée en 2008, possède une technologie unique au monde et brevetée. Elle est capable de transformer des déchets industriels liquides toxiques en eau, à un coût inférieur ou égal aux incinérateurs. Avec l'entrée en bourse, l'horizon se dégage. Innoveox a identifié un premier marché cible de 25 millions de tonnes de déchets liquides industriels toxiques, estimé par les experts à 6 milliards d'euros. L'entreprise girondine vient de signer un important contrat de services de six millions d'euros sur cinq ans avec Inter'val pour transformer des déchets industriels liquides toxiques en eau sur l'Ile de la Réunion.

« Nous avons actuellement plus de cinquante prospects industriels, en particulier au Canada, au Moyen-Orient et en Chine », révèle Jean-Christophe Lépine, qui prévoit d'atteindre 40 millions d'euros de chiffre d'affaires en 2018, contre 1 million cette année...

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