Europlasma cherche à gagner du temps

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L’usine Cho Power, à Morcenx, dont dépend Europlasma
L’usine Cho Power, à Morcenx, dont dépend Europlasma (Crédits : Europlasma)
Les pannes à répétition de l’usine prototype Cho Power menacent le groupe landais, qui veut repousser son assemblée générale.

Europlasma, à Morcenx (40) et Bruges (33), a annoncé hier soir ne pas pouvoir publier ses comptes annuels 2013 dans les délais. La faute en revient à une série de dysfonctionnements rencontrés courant avril sur « des équipements auxiliaires » de l'usine Cho Power, qui doit produire de l'électricité par gazéification de déchets et biomasse.

Ces nouveaux incidents remettent à plus tard, à une date encore inconnue, la livraison technique provisoire de Cho Power. Or la levée de fonds de 3,5 M€ que le groupe Europlasma doit boucler d'ici la fin du premier semestre pour financer sa trésorerie jusqu'en septembre, dépend de la réussite de cette livraison technique provisoire.

« Nous n'avons pas de problèmes du côté financier puisque nos actionnaires et les pouvoirs publics se sont engagés à financer la levée de fonds. Nos soucis sont techniques et nous restons confiants. C'est une nouvelle technologie, unique en Europe, qui nécessite encore des réglages » plaide Anne Bordères, responsable des relations avec les actionnaires. Tant que l'usine sera en panne, le groupe ne pourra pas alimenter sa trésorerie.

Gagner six mois

L'avenir de l'usine Cho Power, prototype innovant grandeur nature, confirme ainsi son poids déterminant pour la survie du groupe Europlasma (plus de 80 salariés), dont Jean-Eric Petit est directeur général. Une épée de Damoclès que la réussite de l'augmentation de capital du 24 janvier avait gommé, au point de déclencher un énorme mouvement spéculatif autour du titre. L'échec de la livraison technique provisoire du 11 mars avait légèrement dégonflé cette bulle spéculative avant que la suspension du titre, le 1er avril (après celle d'avril à septembre 2013), ne gèle complètement la situation.

S'il est certain que de très gros opérateurs boursiers ont pris position sur le titre sans échapper à la suspension de sa cotation, le filet qui protège Europlasma d'un dépôt de bilan est devenu transparent. Comme le souligne la direction, l'impossibilité d'arrêter les comptes crée « une incertitude sur la date de tenue » de l'assemblée générale et le groupe va demander au tribunal de commerce une prolongation de six mois du délai légal pour convoquer cette AG. Une façon de se donner une seconde chance en étirant de moitié la durée de l'exercice.
 

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a écrit le 14/05/2014 à 12:31 :
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