TER Aquitaine : le Conseil régional et la BEI signent pour 100 M€

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Ambroise Fayolle, vice-président de la Banque européenne d'investissement, et Alain Rousset, président du Conseil régional d'Aquitaine
Ambroise Fayolle, vice-président de la Banque européenne d'investissement, et Alain Rousset, président du Conseil régional d'Aquitaine (Crédits : Objectif Aquitaine / Mikaël Lozano)
100 M€ pour acheter de nouvelles rames TER. C'est le montant de la convention de prêt signée à Pessac par le Conseil régional d'Aquitaine et la Banque européenne d'investissement.

Alain Rousset, président du Conseil régional d'Aquitaine, et Ambroise Fayolle, vice-président de la Banque européenne d'investissement (BEI), ont signé en gare de Pessac ce document permettant à la Région de faire l'acquisition de 22 rames TER Régiolis et 24 rames Régio2N. Ces commandes passées en 2010 ont été pré-financées par le Conseil régional à hauteur de 200 M€, sur un total de 400 M€. La BEI est donc sollicitée pour un prêt long terme représentant 50 % du reste à financer.

"Le modèle économique des Régions est en train de changer avec des capacités en autofinancement réduites, a affirmé Alain Rousset, par ailleurs président de l'Association des régions de France. Nous sommes dans une période charnière où les Régions s'endettent. D'où l'intérêt de ces prêts long terme de la BEI. Au-delà du ferroviaire, nous allons d'ailleurs présenter de nouveaux projets sur d'autres d'actions, peut-être sur le logement par exemple.
La loi NOTRe (pour Nouvelle Organisation territoriale de la République, NDLR) pourrait aussi changer la donne. Les discussions en cours indiquent que les Régions pourraient récupérer la moitié de la Cotisation sur la valeur ajoutée des entreprises, contre 23 % actuellement. Cela nous donnerait une visibilité accrue et une meilleure capacité d'autofinancement."

TER Aquitaine

Le Conseil régional d'Aquitaine aura changé la totalité de son parc TER d'ici à 2017 (photo Mikaël Lozano).

A la rencontre du Club des ETI

La BEI a apporté un total de 1,5 milliard d'euros de financement (hors ligne à grande vitesse) pour le territoire aquitain depuis les années 1990, un montant auquel il faut rajouter 1,2 Md€ fléchés pour la LGV Sud Europe Atlantique entre Tours et Bordeaux. Pour son vice-président Ambroise Fayolle, "la Banque européenne d'investissement montre à travers ce partenariat qu'elle contribue financièrement à l'amélioration de la qualité de vie au quotidien. Ces prêts à très long terme ont des taux d'intérêt très bas grâce à notre dotation triple A. Par exemple, nous sommes pour le Conseil régional d'Aquitaine aux alentours de 1,8 ou 1,9 % sur 30 ans."

En compagnie d'Alain Rousset, Ambroise Fayolle a ensuite visité le centre Aquitaine Cap métiers, auquel la BEI a contribué, avant de rencontrer le Club des ETI (entreprises de taille intermédiaire) d'Aquitaine pour leur exposer le plan Juncker.

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