Pour Virginie Calmels, "l’arbre GPSO cache la forêt TER"

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Virginie Calmels dénonce l'absence de plan de financement du GPSO
Virginie Calmels dénonce l'absence de plan de financement du GPSO (Crédits : Agence Appa / Anael Barrière)
Tête de liste de l’union droite - centre dans la course aux régionales, Virginie Calmels publie une tribune dans laquelle elle se positionne vis-à-vis du Grand projet ferroviaire du Sud-Ouest (GPSO), réunissant les projets de lignes à grande vitesse Bordeaux - Toulouse et Bordeaux - Dax.

Quelques jours après la décision du gouvernement de signer prochainement la déclaration d'utilité publique du GPSO, alors que la Commission d'enquête publique avait GPSO, Virginie Calmels fait connaître sa position. Bim, bam, boum, la chef de file de la liste Les Républicains / MoDem / UDI / CPNT dans la course aux élections régionales n'y va pas par quatre chemins, fustigeant une décision "annoncée par un tweet, une confidence d'ami à ami entre Alain Vidalies et Alain Rousset, puis à l'occasion d'un meeting politique du PS". Virginie Calmels toujours :

"Passons sur la légèreté avec laquelle le gouvernement a souhaité passer outre, sans autre forme de procès, l'avis négatif de la Commission d'enquête publique. Il n'est donc apporté aucune réponse satisfaisante aux plus de 15 000 contributions qui témoignaient des nombreuses interrogations et aux réserves des citoyens. (...) Que les anti-GPSO se rassurent toutefois : il faut bien rappeler qu'une déclaration d'utilité publique ne représente en aucun cas le lancement du projet, mais simplement la préservation d'une possibilité dans l'avenir."

Le maire de Bordeaux Alain Juppé juge le GPSO "indispensable". En soi, son adjointe en charge de l'économie, de l'emploi et de la croissance durable, ne prend pas position fermement contre le projet, mais elle interroge :

"Quel que soit en effet l'intérêt intrinsèque du projet de GPSO, on ne peut que s'étonner que l'État décide de relancer un projet de 9,1 milliards d'euros, sans présenter toutefois la moindre piste de financement. La question est simple : qui paiera ?"

A l'écouter, ce ne sera ni l'Etat, ni l'Europe "lointaine et commode figure de sauveur qui n'a financé que 0,21 % de la LGV Bordeaux - Tours", ni la SNCF qui n'en a pas les moyens, ni les collectivités locales "qui se sont déjà saignées pour financer la ligne Bordeaux - Tours et subiront d'ici 2017 une diminution de 11 milliards d'euros des dotations de l'État".

La candidate aux régionales estime que "l'urgence est de moderniser les infrastructures de proximité, ce qui passe par un plan d'aménagement des routes" et qu'à moyen terme il sera "vital d'établir un plan de renouvellement des TER en exigeant de l'Etat une revalorisation de sa dotation de renouvellement du matériel" tout en durcissant le ton vis-à-vis de la SNCF, jugée responsable des retards des TER.

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Commentaires
a écrit le 12/10/2015 à 9:34 :
Vraiment une vraie vision de chef d'entreprise ....cela nous manquait beaucoup....
Bonne chance
a écrit le 09/10/2015 à 11:18 :
Objectivement elle n'a pas tort, on voit qu'elle est pragmatique tout ce qui manque dans la politique.

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