Saint-Emilion grand cru : le château Saint-Lô sous pavillon chinois

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Le domaine se compose notamment d'une chartreuse
Le domaine se compose notamment d'une chartreuse (Crédits : DR)
Détenu par Pathom Vongsuravatana et une trentaine de Thaïlandais, le Château Saint-Lô est vendu à des acquéreurs chinois. Ces derniers mettent la main sur 13 hectares dont une dizaine en AOC Saint-Emilion grand cru.

Drôle d'histoire que celle du Château Saint-Lô. La propriété, fondée au XIXe siècle par un Normand - d'où son nom - entretient des liens étroits avec la Thaïlande.

"Vers la fin du XIXe siècle, le prince Vaddhana est le porte-parole du Siam auprès du gouvernement français avant d'être nommé consul du Siam à paris. C'est à cette occasion qu'il fit l'acquisition de vins de Bordeaux pour son ministre des Affaires étrangères. Au milieu des crus classés du Médoc, un seul vin du Libournais figurait sur la liste des six vins commandés par le prince Vaddhana : cru Saint-Lô, 48 flacons. Un siècle plus tard, en 1990, Pathom Vongsuravatana, négociant en vins et spiritueux et également consul de Thaïlande à Bordeaux, apprend la mise en vente de ce vignoble et réunit une trentaine de Thaïlandais passionnés par le vin pour en faire l'acquisition", raconte la Compagnie bordelaise viticole et agricole Rustmann & Traonouëz, conseil des vendeurs.

Saint-Lô


Les chais de Château Saint-Lô (Saint-Emilion)


Ces derniers, réunis sous la SA Les Vignobles réunis, ont fait affaire avec SC Château Saint-Lô. Derrière ce nom se cachent des acquéreurs chinois qui tiennent à rester discrets. Le domaine comprend une grande chartreuse et un parc, alors que le chai est aménagé dans une ancienne ferme du XVIe siècle. Le montant de la transaction n'a pas été révélé mais est "cohérent avec les transactions observées dans le même secteur, dans un contexte de constante et significative hausse du foncier sur Saint-Emilion", indique Charles Traonouëz.

La Compagnie bordelaise viticole et agricole a accompagné 3 transactions rien qu'en Saint-Emilion durant l'été.

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Commentaires
a écrit le 13/08/2016 à 20:49 :
pourquoi toujours mélanger juppé a des transactions commerciales avec les chinois ou autres, je m'aperçois que votre haine vous fait dire n'impotre quoi.
a écrit le 18/09/2015 à 17:13 :
Et on peut s'attendre à ce que l'aigrefin Juppé ait touché sa commission sur la transaction :-) De toute manière, j'achète pas de Bordeaux 1) pour ne pas participer aux magouilles de Juppé et 2) maintenant, pour ne pas acheter chinois :-) Il y a tellement d'autres bons vins et bien moins chers (mais bon, c'est peut-être la commission qui fait grimper le prix à l'étalage) !!!

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