Terminus pour l'autoroute ferroviaire Pas-de-Calais - Bayonne

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Le projet d'autoroute ferroviaire entre Dourges (62) et le port de Bayonne concernait le report modal de 85.000 camions
Le projet d'autoroute ferroviaire entre Dourges (62) et le port de Bayonne concernait le report modal de 85.000 camions (Crédits : reuters.com)
Le secrétaire d'Etat aux Transports, Alain Vidalies, en déplacement dans le Sud Aquitaine, a annoncé hier jeudi l'annulation du projet d'autoroute ferroviaire entre Dourges (62) et le port de Bayonne (Tarnos - 40). Ce qui déclenche la colère d'Europe Ecologie - Les Verts, et la satisfaction d'Henri Emmanuelli.

Ce projet, qui devait voir le jour en 2016 pour transporter annuellement 85.000 poids lourds, aurait reçu un avis négatif du Commissariat général de l'investissement, ce dernier jugeant la rentabilité insuffisante. Cette autoroute ferroviaire était également très controversée, les riverains du terminal près du port de Bayonne s'y opposant notamment. Un autre projet serait sur le rail avec un terminal situé côté espagnol.

Cette annonce a déclenché la colère d'Europe Ecologie - Les Verts :

"Cette autoroute du fret devait concurrencer le transport routier et permettre la mise d'un grand nombre de camions sur des trains. Ainsi le report modal permis par cet investissement était estimé à 85.000 camions par an. Le transport routier est un des principaux émetteurs de CO2 mais aussi de particules fines. Le président de la République souhaite une France exemplaire en matière de lutte contre les émissions de CO2, pourquoi donc prendre une telle décision à contre-courant complet de l'histoire et de l'intérêt général ? (...) On ne fera aucune transition d'ampleur si on ne regarde les choses que par le petit bout de la lorgnette à savoir la rentabilité économique et si on oublie ce qui devrait guider l'action publique sans relâche : l'intérêt des citoyens, leur santé et leur environnement."

De son côté Henri Emmanuelli, président socialiste du Conseil départemental des Landes, se réjouit de cette décision "conforme à l'intérêt général" :

"Le Département, depuis que la localisation envisagée s'était portée sur Tarnos plutôt que sur la plateforme déjà existante à Mouguerre, avait proposé en substitution, un site mieux adapté, situé à Laluque. En effet, le choix du site de Tarnos posait de réelles difficultés et impactait les populations riveraines concernées :
- Le trafic supplémentaire de 400 camions par jour sur un itinéraire de trois kilomètres dans la zone urbaine.
- La longueur des trains de 1 km empruntant trois passages à niveau posant de très sérieux problèmes de circulation.

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Commentaires
a écrit le 01/05/2015 à 21:39 :
Le lobbying autoroutier a encore frappé. Pour rendre rentable ce type de structure, il faut obliger ou faire payer plus les transporteurs qui emprunteraient la route... Prenez l'axe de la rn10 et vous comprendrez een doublant les centaines de poids lourds, que ca devient une nécessité de creer une autoroute ferroviaire. Si le terminus pouvait se situer loin des zones de vie et de villegiature, ca me paraît néanmoins logique... On crie a l'insécurité routière et a la pollution, mais on occulte le principal coupable. Les PL
a écrit le 30/04/2015 à 18:10 :
Si un terminal se crée au pays basque espagnol, partant de Dourges comme à l'origine, les trains passeront par la même voie, je n'en connais pas d'autre, .... d'où les mêmes problèmes de passage à niveau etc... etc...
a écrit le 30/04/2015 à 17:25 :
que de temps perdu avant de prendre cette sage décision 400 millions d euro qu'il serait bon d'affecter aux infrastructures du SUD OUEST
les pertes abyssales de la ligne PERPIGNAN /BETTEMBOURG pour transporter 200 camions par jour au bout de 6 ans d'exploitation n'arrivaient pas à faire prendre conscience de l'inutilité de ce projet
je lisais il y a quelques jours que cette solution miracle allait mettre sur le train 2000 camions jour ! personne ne démentait .... nous sommes enfin débarrassé de ce gouffre financier
Réponse de le 01/05/2015 à 8:19 :
NP, tout est dit dans votre commentaire. Quant aux écologistes de salons parisiens, les habitants du Seignanx les attendent au prochain scrutin, l 'arme au pied: leur carte d 'électeur.

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