Maïsadour maintient sa croissance

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L'activité productions végétales a été fortement marquée par la météo
L'activité productions végétales a été fortement marquée par la météo (Crédits : Reuters/Vincent Kessler)
Les mauvaises récoltes enregistrées sur l'exercice 2013 / 2014 n'ont pas empêché le groupe coopératif landais Maïsadour, présidé par Michel Prugue, de gagner 4 % de croissance avec un CA de 1,550 milliard d'euros. Les réorganisations industrielles portent déjà leurs fruits. Le géant du Sud-Ouest, basé à Haut-Mauco, employait, au 30 juin dernier, 5.700 collaborateurs.

Entre juillet 2013 et juin 2014, bornes de l'exercice passé en revue hier par les dirigeants et coopérateurs de Maïsadour à l'occasion de l'assemblée générale, plusieurs jalons importants : entre autres, le rachat en décembre de Viviers de France à Castets (40) et Viviers Marins à Boulogne-sur-Mer (62), deux entreprises menant une activité de transformation et distribution de truites d'Aquitaine, de saumon et de poisson blanc, ou encore le lancement du vin Delpeyrat à l'export en avril.

Ces points positifs compensent les difficultés rencontrées par l'activité productions végétales, marquée par "une année 2013 catastrophique en volumes, pour toutes les productions hors asperges". 948.000 tonnes de céréales ont été commercialisées mais 590.000 tonnes ont été collectées, soit une baisse de 30 %. L'activité semences a également été touchée par les aléas météo mais les ventes en tournesol progressent de 30 %, l'extension de l'usine d'Ukraine a été menée à bien et une nouvelle station de recherche a été lancée en Roumanie. Maïsadour cherche sur ce volet semences de nouveaux territoires d'implantation et étudie plusieurs zones, notamment en Afrique. La nutrition animale, s'en tire bien avec plusieurs opérations de croissance externe.

Delpeyrat toujours plus fort

Malgré un marché qui voit la consommation rester stable voire régresser, l'activité gastronomie (marques Delpeyrat, Comtesse du Barry...) reste un moteur exceptionnel avec un chiffre d'affaires cumulé de 521 M€ et 2.490 salariés. Delpeyrat, engagée dans une diversification vers les produits de la mer avec le rachat de Ledun Pêcheurs d'Islande, s'est octroyée la 2e place du marché du saumon fumé français en 18 mois et reste n°2 pour le foie gras.

Les résultats sur l'exercice 2013 / 2014 indiquent en fin de compte un CA de 1,550 milliard d'euros et un excédent brut d'exploitation de 51,93 M€ (contre 49,72 M€ lors de l'exercice précédent). Le pôle agricole (céréales, agrofournitures...) pèse pour 49 % du CA, devant l'activité gastronomie (34 %), l'activité volailles (14 %) et celle de jardineries et motoculture (3 %).

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