Martin Bouygues entre vin et télécoms

De passage hier soir à Bordeaux pour décerner le Trophée finance et gestion de la DFCG Aquitaine Charentes, Martin Bouygues a évoqué sur scène plusieurs sujets. Morceaux choisis.

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Martin Bouygues, PDG du groupe Bouygues
Martin Bouygues, PDG du groupe Bouygues (Crédits : Agence Appa)

Le Château Montrose (Saint-Estèphe) dans le Médoc

"Je suis tombé devant comme un chien à la chasse. C'est une propriété achetée fin 2005, il a fallu moins de 30 minutes pour se mettre d'accord et boucler la transaction intervenue début 2006. A côté de ces 90 hectares plantés, nous possédons également un cru bourgeois, Château Tronquoy-Lalande, 30 hectares, pour une production totale de 750.000 à 800.000 cols. Montrose, présidée par mon épouse, vient de sortir de six ans de travaux. J'y viens une fois par mois."

Bordeaux

"Les relations du groupe Bouygues avec Bordeaux remontent à loin. Elles doivent dater de la construction de l'usine Ford de Blanquefort et se poursuivent jusqu'à la Cité municipale ouverte récemment. Nous sommes présents à travers Bouygues Construction, Colas, Bouygues Immobilier..."

Bouygues Telecom

"L'arrivée d'un 4e acteur français (Free, NDLR) correspond à 50.000 emplois détruits, ce qui est quand même colossal pour une activité franco-française, ça n'a franchement aucun sens. On a maintenant des conditions de concurrence dans le mobile qui vont progressivement se rééquilibrer, l'itinérance entre Orange et Free va se réduire car le régulateur de la concurrence a considéré que ça n'avait pas de sens et qu'il fallait remettre de l'équilibre dans la profession, mais les dégâts sont considérables. Bouygues Telecom, c'était 10.000 personnes. Il a fallu réinventer entièrement l'entreprise, nous sommes en train de finir le plan de transformation. Sur les 5.000 personnes qui ne sont pas des commerciaux sur le terrain, on va en avoir retiré 2.000. Dans le même temps, nous avons réinventé nos produits dans le mobile et dans le fixe et nous sommes depuis quelques mois dans une phase de recréation d'abonnés, ce qui ne nous est pas arrivé pendant 30 mois consécutifs. Je vous assure que c'est dur à vivre. Mais je suis toujours resté confiant. (...) Ce n'est pas dans la réussite que l'on progresse, c'est dans l'échec."

TF1

"C'est une belle aventure industrielle. TF1 va bien, je rappelle que c'est la seule chaîne dans le monde libre qui réussit dans un tel contexte concurrentiel à garder une part d'audience aussi importante. En France, on a aujourd'hui 30 concurrents et on a le pays le plus réglementé au monde. Et parmi ces 30 chaînes, il y en a une qui a une couche de réglementation en plus, c'est TF1. Et on arrive à survivre."

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Commentaire 1
à écrit le 07/11/2014 à 14:34
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Je pense qu'il a voulu dire : "Ce n'est pas dans la réussite que l'on progresse, c'est dans les chèques."

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