Bordeaux Aéroparc : 3.800 emplois créés entre 2015 et 2017

Retour sur les deux premières années de l’opération d’intérêt métropolitain (OIM) Bordeaux Aéroparc qui s’étend sur les communes de Mérignac, Le Haillan et Saint-Médard-en-Jalles. Selon une étude de l’Insee, 36.600 salariés y travaillaient fin 2017 dans 3.000 établissements. Parmi eux, plus de 10.000 étaient employés dans la filière aéronautique et spatiale prédominante. Au global, 3.800 emplois supplémentaires ont été créés entre 2015 et 2017.

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Thales qui a installé son campus à Mérignac en 2016 fait partie des plus importants transferts de la métropole vers l'OIM Aéroparc.
Thales qui a installé son campus à Mérignac en 2016 fait partie des plus importants transferts de la métropole vers l'OIM Aéroparc. (Crédits : LTB / Mikaël Lozano)

Le feu vert avait été donné en septembre 2015 pour la création d'une opération d'intérêt métropolitain (OIM) sur plus 2.500 hectares autour de l'aéroport. Un territoire qui s'étend sur Mérignac, Le Haillan et Saint-Médard-en-Jalles et qui constitue la principale réserve foncière à vocation économique de l'agglomération bordelaise. Deux ans plus tard, fin 2017, 36.600 salariés, soit 17 % de la masse salariale de la métropole bordelaise, travaillaient dans 3.000 établissements implantés dans la zone, selon une étude de l'Insee (Institut national de la statistique et des études économiques) qui vient d'être publiée.

Des transferts de la métropole vers l'OIM

Alors qu'à la création de l'OIM, l'objectif était d'atteindre les 10.000 emplois supplémentaires d'ici 2030, l'étude révèle ainsi que 3.800 emplois supplémentaires y ont été créés entre 2015 et 2017, dont 1.800 dans la filière aéronautique et spatiale.

Dans le détail, plus de 1.600 emplois, soit 42 % des créations nettes, viennent de l'installation d'établissements auparavant implantés ailleurs dans la Métropole et qui continuent de croître par la suite. Thales Systèmes Aéroportés qui a installé son campus à Mérignac et AKKA I&S, tous deux issus de la filière aéronautique et spatiale, font partie des plus importants transferts. Mais l'Aéroparc se développe aussi en interne. Les établissements déjà présents sur le territoire en 2015 ont créé 1.500 emplois supplémentaires en deux ans.

A noter enfin que les emplois sont en hausse de +5,6 % par an dans l'OIM entre 2015 et 2017, une augmentation trois fois plus rapide que dans le reste de la métropole.

70 établissements dans la filière aéronautique et spatiale

L'OIM se caractérise également par un fort ancrage industriel avec un quart de l'emploi dans l'industrie (9.300 salariés) dans des activités en lien avec la filière aéronautique et spatiale prédominante qui employait, fin 2017, 10.200 personnes.

Les 70 établissements de la filière, donneurs d'ordre et sous-traitants, qui y sont implantés sont en majorité spécialisés dans la fabrication de produits de matériels de transport (Stelia Aerospace, Dassault Aviation, ArianeGroup) et dans la fabrication de produits informatiques (groupe Thales). La filière est aussi très présente dans la maintenance et l'installation de machines, avec des entreprises comme Sabena Technics et Dassault.

Service aux entreprises, construction et commerce

Mais l'interdépendance forte entre la filière ASD et l'Aéroparc n'empêche pas la diversification du tissu économique qui s'oriente vers des activités au service des entreprises. Les activités de services administratifs et de soutien (14 % de l'emploi), totalement dédiées à la sphère productive, sont les plus spécifiques du territoire et deux fois plus représentées que dans le reste de la métropole. Elles concernent essentiellement les établissements de sécurité privée, de nettoyage des bâtiments, et de facturation des entreprises. Viennent ensuite la construction avec 12 % de l'emploi puis le commerce (11 %).

Près de neuf salariés sur dix dépendent de groupes

Parmi les caractéristiques également relevées par l'Insee, les grandes entreprises et les entreprises de taille intermédiaire génèrent les trois quarts de l'emploi salariés et près de neuf salariés sur dix dépendent de groupes. Parmi eux, les multinationales emploient plus de 70 % des 36.600 salariés. Mais, sur les dix plus importants employeurs de l'Aéroparc, seul un établissement ne dépend pas d'un centre de décision français (CGI, entreprise canadienne).

Ici, quelques-uns des principaux établissements présents dans l'Aéroparc en 2017 :

  • dans l'aéronautique, spatial, défense : ArianeGroup, Safran Ceramics, Thales, Dassault Aviation, Sabena Technics, Stelia Aerospace.
  • dans les entreprises de services : Sopra Steria, CGI.
  • dans la construction : Colas Sud-Ouest, GTM bâtiment Aquitaine.
  • dans les banques et assurances : BPCE Assurance, BNP Paribas.
  • dans le commerce : Cultura

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