"Le secteur de l’assurance ne sortira pas grandi de la cacophonie qui a régné"

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Franck Allard, président du directoire du groupe Filhet-Allard et président d'AMV.
Franck Allard, président du directoire du groupe Filhet-Allard et président d'AMV. (Crédits : Appa)
Alors que les assureurs font face à des critiques dans la gestion de la crise liée au Covid-19, avec au coeur des crispations la couverture des pertes d’exploitation sans dommages, La Tribune a recueilli le point de vue de Franck Allard, président du directoire du groupe Filhet-Allard qui compte 1.400 collaborateurs dont 900 à Mérignac (33) où est basé le siège social. En tant que courtier en assurances, il regrette une situation cacophonique.

LA TRIBUNE - Que répondez-vous à ceux qui estiment que le secteur de l'assurance n'est pas à la hauteur dans le contexte du Covid 19 ?

FRANCK ALLARD - De mon point de vue, les assureurs ont très mal géré l'approche commerciale et technique qui a donné lieu à une cacophonie. Certains en ont profité pour faire du commercial, sans réellement en faire d'ailleurs. Cela n'a fait qu'aggraver les choses et les assureurs, les agents d'assurance et les courtiers sont devenus des boucs émissaires. Le principe dans le monde de l'assurance est d'être tous en concurrence mais il y a des moments où l'on se retrouve pour couvrir des risques très importants sur des contrats collectifs avec ce que que l'on appelle dans les risques d'entreprises les coassurances. Nous avons donc l'occasion de nous parler. Dans cette crise, les assureurs se sont...

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Commentaires
a écrit le 09/06/2020 à 12:16 :
L'assurance devrait être un service public, certainement pas ces usines à collecter du pognon pour le distribuer aux actionnaires.
Une assurance nationalisée avec différentes branches et la garantie de l'État en dernier ressort.
a écrit le 08/06/2020 à 17:11 :
Une catastrophe naturelle est c'est le jackpot pour les assureurs. Ils augmentent à ce moment là les cotisations des adhérents pour financer les dédommagements causés aux victimes. Sauf, que par la suite, ils maintiennent pour des années et des années cette augmentation qui n'aurait du être que temporaire. Et ainsi de suite...............
a écrit le 08/06/2020 à 15:30 :
Le risque de pandémie est écarté quand il est précisé qu'il est écarté et non parce qu'il n'est pas mentionné dans le contrat. L’absence de précision du cas par l'assurance est une faute de l'assurance d'abord et avant tout. Vous précisez de plus en plus les cas afin d'en rembourser au minimum les dégâts et quand vous ne les précisez pas vous ne voulez pas les rembourser non plus, c'est bien trop facile d'imposer des règles tacites que vous vous autorisez d'enfreindre.

Bref vous êtes bien un assureur dont le premier réflexe et de chercher à ne pas rembourser.
Réponse de le 09/06/2020 à 8:59 :
Donc elles ont couvert les dégâts causés par cette pandémie vu que prévue par aucun contrat d'assurance ?

Par ailleurs ce que je dis est faux alors que le gars dit qu'il ne faut pas rembourser ce qui n'est pas prévu ?

TU lis parfois les articles parfois avant de te coller perversement à moi ?

Tu trolls, signalé.

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