Aéronautique : "Les sous-traitants souffrent en cascade"

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Xavier Esturgie, vice-président-délégué-général de l’UIMM Aquitaine.
Xavier Esturgie, vice-président-délégué-général de l’UIMM Aquitaine. (Crédits : DR)
Alors que les grands groupes du secteur de l’aéronautique et du spatial redémarrent en mode "dégradé", c’est toute la chaîne de la sous-traitance qui est impactée. Combien d'entreprises tiendront ? Combien se tourneront vers d’autres marchés ? Et quel impact pour l’industrie du secteur en région ? L’Union des industries et métiers de la métallurgie (UIMM) de Nouvelle-Aquitaine qui voit déjà des voyants qui virent au rouge insiste, vu le contexte, sur l’importance d’anticiper les suspensions de contrats en apprentissage. Xavier Esturgie est le vice-président-délégué-général de l’UIMM Aquitaine.

LA TRIBUNE - Quel est le poids de la filière aéronautique en Nouvelle-Aquitaine ?

XAVIER ESTURGIE - L'aéronautique représente 16.000 emplois directs mais 39.000 emplois en ajoutant les entreprises qui ne travaillent pas uniquement pour ce secteur. La Nouvelle-Aquitaine compte 488 établissements dont une centaine de plus de 250 salariés. Avec 310 établissements, la Gironde constitue le premier bassin avec 6.200 emplois directs, 20.000 emplois indirects, deux milliards d'euros de chiffre d'affaires dont 60 % à l'export.

Quels sont les premiers effets de la crise ?

La filière aéronautique est très durement touchée par les annulations et reports massifs de commande, sans aucune visibilité à court, moyen, et long terme. Et quand les grands groupes tournent au ralenti, ce qui est le cas...

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