La Nouvelle-Aquitaine ne totalise que 3,4 % des brevets déposés en France

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L'entreprise aéronautique Safran est, de loin, la personne morale de Nouvelle-Aquitaine qui a déposé le plus de brevets auprès de l'Inpi en 2018.
L'entreprise aéronautique Safran est, de loin, la personne morale de Nouvelle-Aquitaine qui a déposé le plus de brevets auprès de l'Inpi en 2018. (Crédits : Safran Helicopter Engines)
Grâce notamment à Safran, l'Université de Bordeaux et Bordeaux INP, la Nouvelle-Aquitaine comptabilise 447 demandes de brevets publiées à l'Institut national de la propriété industrielle (Inpi) l'an dernier, loin derrière l'Ile-de-France, Auvergne-Rhône-Alpes et l'Occitanie. L'Université de Bordeaux tire son épingle du jeu.

Le podium des régions françaises ayant déposé le plus de brevets auprès de l'Inpi est constitué de l'Ile-de-France (7.687 demandes), Auvergne-Rhône-Alpes (1.629 demandes) et l'Occitanie (771 demandes), selon le bilan de l'année 2018. Viennent ensuite la région Paca avec 521 demandes, les Hauts-de-France (498 dépôts) puis la Nouvelle-Aquitaine qui, avec 447 demandes, n'arrive donc qu'en 6e position. Cela représente seulement 3,4 % des près de 15.000 demandes publiées par l'Inpi l'an dernier en France alors que la Nouvelle-Aquitaine regroupe 8,9 % de la population française et 7,5 % du PIB.

Les universités en force

Dans le détail, 75 % des demandes de brevets publiées émanent de personnes morales, soit 337 demandes publiées, une proportion nettement en-deçà du taux constaté au niveau hexagonal (90 %). Voici le top 10 des personnes morales les plus actives en Nouvelle-Aquitaine :

  • Safran : 69
  • Université de Bordeaux : 53
  • Bordeaux INP : 28
  • Legrand : 23
  • Moteurs Leroy-Somer : 15
  • Airbus : 8
  • ACS France : 6
  • Université de Limoges : 6
  • Université de Poitiers : 5
  • Exoès : 4
  • Genocean : 4
  • La Maison de la piscine : 4

Quatre de ces déposants figurent également dans le palmarès national : Safran (3e position), Airbus (8e position), l'Université de Bordeaux (30e position) et Bordeaux INP (48e position. On note une forte représentation de l'enseignement supérieur et de la recherche - avec les universités de Bordeaux, Limoges et Poitiers ainsi que Bordeaux INP - mais aussi la présence dans ce top 10 de trois PME régionales que sont Exoes (mobilité durable et technologies zéro émission, Gradignan), Genocéan (R&D en matière ostréicole, Saint-Martin-de-Ré) et la Maison de la piscine (traitement de l'eau, Cestas).

A noter que l'Université de Bordeaux, née de la fusion en 2014 de trois universités bordelaises, est la première université française du classement devant la Sorbonne et l'Université Lyon I Claude Bernard, notamment grâce à son travail partenarial avec sa filiale Aquitaine Sciences Transfert. "En complément des publications qui assurent le leadership académique, les brevets sont des outils privilégiés pour protéger une connaissance, un savoir-faire et à terme pour être exploité par les acteurs du monde socio-économique. Notre université déploie ainsi depuis plusieurs années une politique volontariste de détection, de protection et de transfert, son classement au palmarès INPI est avant tout une reconnaissance de la créativité de ses chercheurs et de l'organisation mise en place pour son soutien", salue Eric Papon, le vice-président Innovation et relations avec les entreprise de l'Université de Bordeaux.

Machine, appareils et énergie électriques

S'agissant des secteurs les plus actifs dans la région, le domaine "Machines, appareils et énergie électriques" arrive en tête (40 dépôts) suivi des sous-domaines "Moteurs, pompes, turbines" et "Autres machines spéciales" au sein du domaine "Mécanique" (35 demandes) puis de "Génie civile" (29 dépôts) et "Transport" (27 dépôts). A noter que la Nouvelle-Aquitaine est sur-représentée dans trois domaines par rapport à son poids au sein des demandes de brevets émanant de personnes morales françaises (2,9 % en moyenne tout domaine technologique confondu) :

  • "Autre machines spéciales" du domaine "Mécanique" : 7,2 % du total ;
  • "Chimie alimentaire" : 7 % du total ;
  • "Produits pharmaceutiques" : 6,1 % du total.

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