Nouvelle-Aquitaine : activité dynamique dans l'industrie, plus modérée dans les services

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La production industrielle en Nouvelle-Aquitaine en juillet 2018 a été supérieure à celle de juillet 2017, selon la Banque de France.
La production industrielle en Nouvelle-Aquitaine en juillet 2018 a été supérieure à celle de juillet 2017, selon la Banque de France. (Crédits : Reuters/Jean-Paul Pelissier)
Malgré des difficultés de recrutements, la production industrielle enregistrée le mois dernier en Nouvelle-Aquitaine est restée dynamique, selon la Banque de France, qui évoque aussi des carnets de commandes prometteurs. Dans les services, l'activité a été plus modérée, portée par l'intérim, le transport routier et l'informatique mais pénalisée par l'hôtellerie.

"En juillet, la conjoncture néo-aquitaine demeure robuste", écrit la direction régionale de la Banque de France dans sa dernière note mensuelle d'analyse économique. Cette robustesse s'appuie d'abord sur le secteur industriel avec une production industrielle qualifiée de "dynamique" et assortie de carnets de commandes à la "densité prometteuse".

Manque de main d'œuvre qualifiée dans l'industrie

"L'activité industrielle ne faiblit pas en juillet et maintient un niveau supérieur à celui de l'an passé, en dépit des difficultés prégnantes de recrutement", estiment les analystes de la Banque de France. Autre signe positif pour l'industrie, qui représente 15 % des effectifs de la région, : "la demande restant dynamique et les carnets de commandes substantiels [...] l'activité et les effectifs devraient se maintenir à court terme à un niveau supérieur à celui de 2017."

Les secteurs les plus en forme sont le matériel de transport, l'aéronautique civile et les équipementiers automobiles tandis que la fabrication d'équipements électriques et électroniques s'intensifie à nouveau tout comme la chimie et la pharmacie. A l'inverse, la construction nautique, pourtant portée par une demande dynamique, "marque le pas, pénalisée par les difficultés de recrutement, voire de maintien du personnel, toujours problématiques". Un obstacle qui entrave également l'activité dans la filière bois, la mécanique industrielle et la fabrication métallique. De son côté, l'industrie alimentaire se stabilise.

Enfin, le taux d'utilisation des capacités de production industrielle "se contracte mais demeure proche de 80%". Ainsi, la Banque de France remarque que "des situations de surchauffe de l'outil perdurent et occasionnent des arrêts techniques dans de nombreuses branches".

L'hôtellerie fait grise mine

En ce qui concerne le secteur des services marchands, qui pèse 19 % des effectifs régionaux, le tableau est un peu plus nuancé. L'évolution est globalement favorable grâce au transport routier, à l'intérim qui est tiré par le BTP, l'industrie et les transports, et aux services informatiques. "Les perspectives pour les semaines à venir sont plutôt encourageantes", souligne néanmoins la Banque de France.

En revanche, l'activité dans le secteur de l'hôtellerie "demeure décevante en juillet et très en deçà des niveaux atteints l'an passé". La note de conjoncture l'explique notamment par l'impact de la Coupe du monde de football sur la clientèle française.

Enfin, dans le BTP, qui regroupe 9 % des effectifs régionaux, l'activité s'est redressée, de manière plus marquée dans le bâtiment que dans les travaux publics, et "les carnets de commandes laissent augurer une nouvelle amélioration de la production au 3e trimestre 2018."

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