Banque de France : le mois de mai a pesé en Nouvelle-Aquitaine sur la croissance

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En mai le secteur du bois/papier a connu des épisodes de surchauffe liés aux approvisionnements.
En mai le secteur du bois/papier a connu des épisodes de surchauffe liés aux approvisionnements. (Crédits : Reuters/Jussi Rosendahl.)
Jours fériés, solde de congés mais aussi tensions salariales ont pesé en mai en particulier sur la production industrielle néo-aquitaine, dévoile l’analyse de la Banque de France. La croissance reste néanmoins solide.

La dernière analyse de conjoncture du bureau régional de la Banque de France en Nouvelle-Aquitaine, dirigé à Bordeaux par Patrick Berger, pointe une petite baisse de régime dans la croissance économique, en particulier dans l'industrie. Pas de quoi s'affoler cependant car "la demande reste robuste et généralisée" souligne la banque centrale. La production industrielle a ainsi été bridée en mai par un alignement de jours fériés très propices aux ponts.

Un phénomène cyclique alourdi cette année par la liquidation de nombreux reliquats de congés. Ces facteurs purement conjoncturels ont bridé la production industrielle tandis que les carnets de commandes restaient bien fournis et les stocks équilibrés. L'indicateur régional du climat des affaires dans l'industrie recule en mai tout en restant supérieur à sa moyenne de longue période. Cet indicateur régional du climat des affaires continue à progresser, très au-delà de sa moyenne de longue durée, dans les services marchands.

Les revendications salariales ont pesé aussi

En plus de l'effet combiné des jours fériés et du solde des congés en retard, les à-coups dans la production industrielle ont également été nourris par des négociations salariales difficiles "sur certains sites de constructions métalliques, de fabrication de machines et équipements" mais aussi de pénuries en approvisionnement "comme dans la filière bois/papier et la fabrication d'équipements électroniques". Ce qui n'annule pas le caractère favorable des perspectives à court terme.

Si la chimie est portée par le marché intérieur, la chimie fine (chimie de spécialité, avec les arômes, pigments ou encore pesticides) bénéficie de son côté de la dynamique des ventes à l'export en particulier en cosmétique/parfumerie, alors que la chimie de base (ou chimie lourde avec la production de soude, chlore, etc.) est tirée par la construction et les transports. Après de redoutables épisodes de grippe aviaire, l'industrie alimentaire retrouve de son côté une bonne dynamique. Les industriels de l'aéronautique, de l'aviation d'affaires et de la branche hélicoptères misent sur la hausse de leur production.

La réparation automobile en plein boom en mai

La demande dans l'industrie, continue à être supérieure à son niveau de l'an dernier avec des carnets de commandes bien garnis, en particulier dans la fabrication d'équipements électriques et électroniques ou la construction de bateaux de plaisance. Les industriels prévoient d'embaucher. La tendance dans les services marchands reste elle aussi sur de bons rails, tractée par une demande tonique.

Ce secteur recouvre une grande variété d'activités et la croissance s'impose ainsi avec plus ou moins de vigueur en fonction des situations. En particulier parce que là aussi les jours fériés ont pesé sur l'activité. Sans doute boostée par le changement drastique appliqué à partir du 20 mai aux modalités de contrôle technique des voitures, la réparation automobile est en tête. La demande augmente dans les transports, tandis que les activités juridiques et comptables restent dynamiques. La Banque de France observe que les trésoreries sont satisfaisantes, avec des effectifs renforcés.

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