Banque de France : le bon bilan néo-aquitain de 2017

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Les services marchands, avec notamment la promotion immobilière, ont continué d'avoir le vent en poupe en 2017.
Les services marchands, avec notamment la promotion immobilière, ont continué d'avoir le vent en poupe en 2017. (Crédits : DR)
La Banque de France souligne la bonne trajectoire économique suivie l’an dernier par la Nouvelle-Aquitaine. Pour 2018 les analystes de la banque centrale se montrent plus circonspects mais toujours optimistes.

La synthèse sur l'évolution économique de la région en 2017 que vient de publier le bureau régional de la Banque de France en Nouvelle-Aquitaine, installé à Bordeaux, dont Patrick Berger est le directeur, confirme la bonne orientation des indicateurs l'an dernier. Le secteur industriel régional a été tiré par les fortes croissances d'activité enregistrées dans la pharmacie, la chimie, la fabrication de machines et d'équipements électriques.

La Banque de France souligne que "la hausse des exportations et la reprise dans le secteur du bâtiment participent à l'accélération synchronisée du rythme des livraisons industrielles". Ce bon alignement des planètes n'empêche pas la construction navale et la fabrication de boissons alcooliques d'avoir rencontré certains problèmes qui ont été compensés. Témoin de la bonne orientation générale de la croissance dans l'industrie, les défaillances d'entreprises se sont contractées de -9,8 % dans la région. Le chiffre d'affaires du secteur a de son côté progressé de +3,3 % et les effectifs de +0,6 %.

Des services marchands toujours toniques

L'industrie connaît pourtant un petit retard à l'allumage pour l'investissement. Malgré la hausse d'activité, l'investissement recule ainsi de -3,9 % en 2017. Ce qui n'empêche pas la Banque de France de prévoir un fort rebond de l'investissement industriel en 2018 en Nouvelle-Aquitaine, à +10,2 %, pour un chiffre d'affaires sectoriel à +3,7 % et un effectif en très légère progression de +0,9 %. Puissant moteur de l'économie régionale depuis de nombreux trimestres, le secteur des services marchands a continué à prendre de la vitesse en 2017, avec une hausse du chiffre d'affaires de +5,9 % et de +2,9 % pour les effectifs. La Banque de France souligne que ces bons résultats devraient perdurer en 2018. Le recul de l'investissement enregistré l'an dernier dans ce secteur, à -5 %, n'inquiète pas les analystes de la banque centrale, qui concluent "à un léger repli". La prévision 2018 mise sur un petit tassement de la hausse du chiffre d'affaires, à +2,9 %, et de l'effectif, à +1,9 %. La croissance devrait principalement s'éroder dans l'hébergement, les prestations de l'information et de la communication, après une année 2017 très dynamique.

Plus d'investissements en BTP et commerce de gros

La Banque de France évalue le recul de l'investissement dans le secteur de services marchands à -7,4 %... "Dans l'ensemble un recours accru à l'investissement ne semble pas se dessiner à court terme" commente la banque centrale. La reprise de l'activité enregistrée dans la construction en 2016, "après plusieurs années de contraction", a été confirmée en 2017, à +5,3 %, dont +5,4 % pour le bâtiment et +5 % pour les travaux publics, tandis que l'effectif gagnait +1 %.

Les prévisions pour 2018 restent orientées à la hausse mais avec un peu moins de vigueur puisque le chiffre d'affaires de la production devrait progresser de +3,2 %, dont +3,2 % pour le bâtiment et +3,3 % pour les travaux publics, avec tout de même +1,8 % côté effectif. Reste l'évolution négative de l'investissement dans le secteur en 2017, à -18,6 % que l'analyse de la Banque de France ne voit pas durer cette année, avec une prévision de redressement à +0,7 %. Le bilan 2017 dans le commerce de gros est au premier coup d'œil un des moins bien orientés, avec une quasi-stagnation du chiffre d'affaires, à -0,8 %, une légère hausse de l'effectif, à +1,1 % et une évolution franchement négative de l'investissement, en recul de -23,4 %.

Un 1er trimestre 2018 lui aussi bien orienté

Ce tableau assez sombre ne doit pas cacher le fait qu'à l'export l'activité du commerce de gros néo-aquitain a connu une progression soutenue (+8,8 %). La Banque de France attribue cette performance à l'export au dynamisme de la filière vin et aux concessionnaires d'équipements industriels, comme le groupe bordelais JA Delmas par exemple, dont le marché se trouve en Afrique de l'Ouest.

La Banque de France rappelle que l'an dernier le commerce régional de produits agroalimentaires a fléchi, "dans un contexte d'abondance de disponibilité mondiale et de faiblesse de l'offre française". Elle prévoit un rebond de l'investissement dans ce secteur en 2018, à +2,7 %, mais aussi du chiffre d'affaires, à +4 %. L'évolution des effectifs étant quasi-étale, à +0,2 %. L'analyse de conjoncture également rendue publique par la Banque de France montre que le 1er trimestre 2018 a confirmé en Nouvelle-Aquitaine la bonne orientation de l'économie.

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