Euro 2016 de football : quels emplois à Bordeaux ?

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Grégory Delbaere, responsable marketing et communication de Proman, en charge du partenariat Euro 2016
Grégory Delbaere, responsable marketing et communication de Proman, en charge du partenariat Euro 2016 (Crédits : DR)
Bordeaux accueillera 5 matchs de l’Euro 2016 de football. La manifestation, qui se tiendra du 10 juin au 10 juillet dans 10 villes, nécessitera le recrutement de profils très variés. Eléments de réponse avec Grégory Delbaere, responsable marketing et communication de Proman. Le groupe basé à Manosque dans les Alpes de Haute-Provence, recruteur officiel de l’UEFA Euro 2016, compte 29 agences en Aquitaine.

Qui est Proman ?
"Nous sommes le premier acteur indépendant des ressources humaines et de l'intérim en France, et le 5e acteur du marché français de l'intérim. L'entreprise compte 900 collaborateurs et s'appuie sur un réseau de 250 agences, dont 29 en Aquitaine et 3 à Bordeaux. Proman ouvre entre 15 et 20 agences par an, ce qui nous permet de connaître chaque année une croissance à deux chiffres. Nous avons réalisé en 2014 un chiffre d'affaire frôlant le milliard d'euros, et qui devrait atteindre 1,2 Md€ en 2015. Nos équipes accompagnent chaque jour près de 25.000 intérimaires en mission."

Quels seront les métiers pourvoyeurs d'emplois durant l'Euro ?
"La variété des profils nécessaires est très grande. Nous savons déjà que, compte tenu des besoins et des mesures Vigipirate drastiques en vigueur en France actuellement, nous serons probablement confrontés à une pénurie d'agents de sécurité. Nous sommes déjà sollicités par des agences sur le sujet. La bonne nouvelle est que la loi a été aménagée pour permettre de faire passer la formation obligatoire des agents d'un mois à 15 jours.
Il y aura également des recrutements d'hôtesses et hôtes d'accueil, des postes liés à la restauration à pourvoir chez les prestataires qui seront choisis par les villes et les stades... Il faudra également des gens pour accueillir les visiteurs en ville, en gare, à l'aéroport, des animateurs street marketing pour les marques, des chauffeurs de bus ou pour les VIP..."

Comment se passera, pratiquement, le recrutement ?
"Nous sommes actuellement en discussion avec les villes, qui identifient leurs prestataires et leurs besoins. En octobre / novembre, nous débuterons le recrutement en communiquant via les réseaux sociaux et grâce à nos agences pilotes, une par ville. Nous recruterons en priorité des intérimaires locaux."

Quelles perspectives ensuite ?
"Notre objectif est clairement de travailler sur du long terme. Cet événement et la campagne de recrutement vont nous permettre d'identifier des personnes parfois éloignées de l'emploi, de les former, de la ramener vers l'entreprise. Nous les aiderons ensuite à capitaliser sur leur implication dans l'Euro et à valoriser les compétences acquises en nous efforçant de placer ces intérimaires chez nos partenaires habituels sur des emplois durables."

Quel regard portez-vous sur le marché de l'intérim, en fort recul ces derniers mois ?
"Nous sentons du mieux, ou plus précisément une stabilisation de la situation, assez normale après ces mois de baisse. Le nombre de demandes de la part de nos clients est en hausse. Tous les secteurs sont concernés : l'industrie, l'aéronautique... C'est un phénomène assez général et l'on espère un redémarrage."

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