A Bordeaux, les prix continuent à grimper

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Bordeaux reste en tête des villes dynamiques où le marché immobiler reste haussier
Bordeaux reste en tête des villes dynamiques où le marché immobiler reste haussier (Crédits : D.R)
La 72e édition du baromètre national des prix de l’immobilier résidentiel Meilleurs Agents, publiée ce 3 juillet, confirme une intensification de la demande "dans la plupart des villes de France à l’exception notable de Marseille et de la grande couronne de la région parisienne". La menace d’une remontée des taux d’intérêt plane sur le marché.

Cette reprise de la demande pousse les prix à la hausse dans les villes les plus dynamiques et les plus attractives : Bordeaux, Nantes, Montpellier et Toulouse. Les zones ayant connu de fortes hausses par le passé, comme Paris et l'Ile-de-France, restent quant à elles orientées à la baisse. Malgré la politique accommodante de la Banque centrale européenne (BCE), les taux d'intérêt se réorientent à la hausse, avec + 0,2 % en juin. Une étude précédente montrait que ce regain haussier des taux d'intérêt était lié aux soubresauts fin juin qu'a connu le marché des OAT à 10 ans, qui fixe les taux d'emprunt d'Etat à cette échéance et influe sur tout le marché des taux, et qu'à partir de là de nombreuses banques ont revu la rémunération de leurs prêts immobiliers à la hausse.


Echauffement sur les taux d'intérêt


L'évolution des taux d'intérêts va dépendre des prochains événements économiques et politiques, avec au centre des préoccupations le risque d'un défaut de paiement de la Grèce doublé de sa disparition de la zone euro. Il n'est donc pas encore certain que cette hausse des taux soit durable, les banques centrales maintenant leur politique d'accommodement quantitatif. Meilleurs Taux, dans l'analyse faite par Sébastien Lafond, observe que l'heure de l'euphorie n'a pas encore sonnée pour le marché.

"Les acheteurs sont un peu plus présents sur les marchés. Ils ont compris que le niveau (historiquement bas) des taux couplé aux baisses de prix de ces derniers mois a boosté leur pouvoir d'achat. Achètent-ils pour autant ? Parfois, prudemment et sans se précipiter", tempère Sébastien Lafond.


Pas de rush à Bordeaux non plus


Concernant le marché immobilier résidentiel à Bordeaux, crédité d'une hausse de + 0,4 % en juin sur un mois, de + 1,3 % depuis janvier 2015 et de + 1,2 % sur un an, soit la meilleure séquence enregistrée dans les grandes villes en régions (Marseille, Lyon, Toulouse, Nice, Strasbourg, Montpellier et Lille), le baromètre s'accompagne d'un bémol. L'indicateur de tension immobilière (Iti) de Meilleurs Taux, qui mesure le nombre moyen d'acheteurs en recherche active pour un bien immobilier n'est brillant nulle part, même pas à Bordeaux. Avec 1,2 acheteur en recherche active pour un bien immobilier, Bordeaux se situe ainsi, et pour les 12 prochains mois, en déficit d'acheteurs. Le port de la Lune n'est pas trop mal placé, derrière Nantes (1,6) et Lyon (1,3) et bénéficie d'une attractivité porteuse, néanmoins ce n'est encore le rush.

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Commentaires
a écrit le 04/07/2015 à 11:50 :
les prix des appartements a bordeaux a baissé d'environ 8% depuis 2ans(je parle de la agglomération bordelaise) pas de la ville de bordeaux ou les biens restent trop chers et on peu baissé!
les prix des maisons dans la agglomération on baissé d'environ 10% depuis 2ans!

les biens ne se vendent pas ou trés mal, et restent en vente pour certains plus de 2ans
quand on visite parfois on vous demande de faire une offre de prix même quand le bien ne correspond pas trop a l'attente du potentiel acquéreur

les prix de vent sont bien au dessous des prix affichés!
a écrit le 03/07/2015 à 16:27 :
Tout le monde s'accorde pour dire que les prix vont baisser de 40% (dans les campagnes d'abord, puis en ville), mais si l'on tient compte du chômage et des emplois précaires en augmentation fulgurante, il y a plus de chances que Frigitt ait raison lorsqu'il prédit 65% de baisse.

(Et si en plus de cela, il y a une remontée des taux... alors là, les prix peuvent même redescendre plus bas que les niveaux des années 2000).

L'immobilier (même ancien) n'est donc plus un investissement.

En attendant, mieux vaut donc louer (surtout que les loyers diminuent de manière très marquée ces derniers temps).
Réponse de le 03/07/2015 à 17:31 :
@ Loulou45 : oui et bientôt les propriétaires vont donner leur maison aussi !!!! Redescendez un peu sur terre tout de même avant de dire des choses pareilles !
a écrit le 03/07/2015 à 16:21 :
Il n'y a pas de moyen facile de sortir d'une bulle... Soit elle éclate, soit elle se dégonfle.

Il y a 3 ans, partout en France, l'indice iTi était supérieur à 2... Maintenant il n'y a plus aucun endroit en France où l'indice est supérieur à 2... Traduction. Cela va baisser PARTOUT en France, faute d'acheteurs. Et le papy-boom qui va durer 20ans ne va pas arranger les choses... il devrait faire baisser significativement l'indice iTi partout en France aussi.

Bref... il ne fait pas bon d'être propriétaire pendant l'éclatement de la bulle immobilière...

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