Les acheteurs bordelais plombés par leur pouvoir d’achat

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Les prix des logements anciens dans les quartiers recherchés de Bordeaux devraient grimper en 2015
Les prix des logements anciens dans les quartiers recherchés de Bordeaux devraient grimper en 2015 (Crédits : D.R)
Le Crédit foncier se montre plutôt optimiste quant à l’évolution du marché immobilier à Bordeaux en 2015 et met en avant la résistance des hyper-centres.

Le Crédit foncier vient de livrer son analyse sur le marché immobilier bordelais en 2014. Les transactions sont en baisse de 2,3 % par rapport à 2013 dans l'ancien, ce que le Crédit foncier explique d'abord par le retrait des investisseurs nationaux "généralement nombreux à acheter à Bordeaux" et par l'attentisme spéculatif des vendeurs locaux, qui misent sur une hausse des prix de l'immobilier avec l'arrivée en 2017 de la liaison à grande vitesse Bordeaux-Tours.

En plus du retrait des volumes, les prix des logements dans l'ancien "connaissent globalement un léger décrochage, notamment au sein des communes  de faible activité économique". A l'inverse, les hyper-centres "des communes actives" enregistrent un maintien voire une hausse des prix "en raison de la rareté des produits mis sur le marché" ce qui fait que, dans certains secteurs, l'ancien "peut être plus cher que le neuf".

Un choc général

Le marché des maisons dans l'ancien décroche quant à lui aussi bien dans "les secteurs ruraux" que sur la côte, souligne le Crédit foncier, qui note que les prix dans le neuf restent stables en centre-ville avec un prix moyen de 4.400 € / m2, de 3.800 € / m2 en périphérie secteur recherché, et 3.500 € / m2 en périphérie secteur courant.

Le Crédit foncier observe qu'avec un taux moyen d'intérêt à 2,29 % fin janvier 2015, les conditions de taux n'ont jamais été aussi favorables depuis 70 ans ! "Ainsi à Bordeaux, le coût total moyen de l'acquisition d'un appartement a baissé de 9,4 % en trois ans (2012 à 2014)", peut-on lire dans l'analyse.

Si les taux sont au plus bas, le pouvoir d'achat des particuliers est en recul. Dans une étude consacrée à l'évolution du pouvoir d'achat immobilier selon l'âge des ménages dans les grandes villes françaises, réalisée par le Crédit foncier et l'université Paris Dauphine, il s'avère même que Bordeaux enregistre une des plus fortes baisses. Le pouvoir d'achat immobilier des Bordelais a ainsi chuté de 24 % entre 1998 et 2010, juste derrière Lille (- 25 %). Cette baisse du pouvoir d'achat immobilier est de 22 % à Lyon pendant la même période, 20 % à Toulouse et Nantes, 17 % à Rouen ou encore 16 % à Dijon.

Si tous les détails ne sont pas communiqués, il semble que la crise financière de 2008 ait pesé très lourd dans ce phénomène. Ainsi 81 % des ménages bordelais entre 30 et 35 ans étaient en mesure d'acquérir un bien immobilier correspondant à leurs besoins en 1998. En 2010, ils n'étaient plus de 52 %. Même chose pour les plus âgés. En 1998, 90 % des ménages entre 50 et 55 ans étaient en mesure d'acquérir un bien immobilier correspondant à leurs besoins : ils n'étaient plus que 75 % en 2010. Le Crédit foncier pronostique toutefois en 2015 une hausse du prix des logements anciens dans les quartiers les plus recherchés de Bordeaux.

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