Les Français partiront plus, mais avec un budget en baisse

 |  | 555 mots
Les estivants sur la plage de Biscarrosse
Les estivants sur la plage de Biscarrosse (Crédits : Objectif Aquitaine / Mikaël Lozano)
La dernière étude nationale de Protourisme indique que les Français envisagent de partir davantage en 2015, mais surtout dans les hébergements gratuits, ce qui se traduit par un budget moyen en baisse de 4,8 %.

Après deux années de baisse cumulée de plus de 10 millions de nuitées marchandes, les opérateurs du tourisme espèrent retrouver le chemin de la croissance. Mais si la dernière étude réalisée par Protourisme montre que les Français envisagent en 2015 de partir davantage en vacances et courts séjours (63 % des foyers français, contre 60 % en 2014), elle précise aussi qu'ils sont davantage tentés par l'hébergement gratuit (familles, amis, résidences secondaires...).

41,8 millions de Français (adultes et enfants) prévoient un séjour, soit 2,8 millions de plus qu'en 2014. Mais la part des partants en hébergement payant augmente seulement de 1 point (43 % contre 42 % en 2014), contre 3 points pour la progression du nombre de partants (63 % contre 60 %).

Si le profil des partants reste marqué par une surreprésentation des catégories les plus aisées et des habitants des grandes agglomérations, l'année 2015 voit la reprise des départs en vacances des classes moyennes, des provinciaux et des périurbains issus des communes de 2.000 à 20.000 habitants, des retraités, et plus globalement, des ménages à plus faibles revenus. Mais ce retour aux vacances d'un plus grand nombre se traduit par un recul de 4,8 % du budget moyen prévu pour les vacances, à 1.979 € par foyer en 2015, contre 2.078 € en 2014.

30 millions de vacanciers en juillet-août

Pour l'été, les intentions de départ en vacances et courts séjours sont en forte augmentation, avec 46 % de partants contre 42 % en 2014. Ainsi, plus de 30 millions de Français envisagent de partir en juillet-août, soit environ 2 millions de plus que l'an dernier. Pour ces vacanciers, le budget par foyer diminue de 3 %, s'élevant à 1.273 €, contre 1.312 € en 2014. Les hébergements marchands (location, hôtel, hôtellerie de plein air, villages vacances, résidences de tourisme...) ne profiteront que peu de l'augmentation du nombre de partants : comme l'an dernier, moins de 30 % des Français comptent partir en hébergement marchand, soit 19,5 millions (adultes et enfants). Si la durée moyenne du séjour estival en hébergement marchand demeure stable, à 10 jours, le budget augmente très légèrement (+1%) et s'élève à 1.560 € par foyer.

Ce budget moyen révèle de fortes disparités suivant les modes d'hébergement choisis. Pour une famille, le budget moyen pour les vacances estivales en hôtellerie de plein air est d'un peu plus de 1.000 €, contre environ 1.500 € en locatif, 1.700 € en résidence de tourisme, 2.100 € en village De vacances et 2.700 € en hôtel.

La France reste la destination principale

Parmi les vacanciers ayant recours aux hébergements payants en été, 46% envisagent de partir en location (appartement, maison, gîte, chambre d'hôtes...), formule en progression cette année, 23 % en camping, 20 % à l'hôtel, et 12 % en village de vacances, résidence de tourisme ou autres types d'hébergement.

La part de l'Hexagone progresse légèrement, puisque seuls 27 % des Français comptent partir à l'étranger cet été. Le littoral reste la destination privilégiée pour 6 Français sur 10. La Bretagne détrône l'Aquitaine sur le podium des destinations phare de l'été. Provence-Alpes-Côte d'Azur et le Languedoc-Roussillon conservent les deux premières places. 7 millions de Français envisagent de partir à l'étranger cet été en hébergement marchand, dont 84 % en moyen-courrier. Espagne, Italie et Grèce renforcent leur part de marché et s'affirment comme les destinations étrangères privilégiées.

Réagir

Votre email ne sera pas affiché publiquement
Tous les champs sont obligatoires

Commentaires
a écrit le 13/03/2015 à 23:36 :
partir en vacances chez les amies échange de maison

Merci pour votre commentaire. Il sera visible prochainement sous réserve de validation.

 a le à :