Le tourisme tricolore a souffert de la concurrence étrangère et de la Coupe du monde de football

 |   |  448  mots
La stabilisation de la situation en Grèce fait partie des événements qui ont détendu le marché touristique à l'étranger, phénomène qui souligne Protourisme.
La stabilisation de la situation en Grèce fait partie des événements qui ont détendu le marché touristique à l'étranger, phénomène qui souligne Protourisme. (Crédits : © Cathal McNaughton / Reuters)
A force d’avoir du "bleu dans les yeux" avec leur équipe nationale de football, en juillet les Français ont fini par rester le nez collé sur leurs écrans de TV, jusqu’à la délivrance à Moscou, c'est ce qui ressort de la dernière étude du cabinet Protourisme. Plus nombreux à partir en vacances cette année, nos compatriotes choisissent d’aller à l’étranger.


Fondé et dirigé par Didier Arino, directeur général associé de ce cabinet d'études et de conseil en tourisme, Protourisme vient de livrer un premier diagnostic sur la fréquentation touristique en France au mois de juillet. Malgré le beau temps et la chaleur, ce mois de juillet ne s'annonce pas fameux. Si les Français annoncent qu'ils seront plus nombreux à partir en vacances cette année, soit +1,4 million de départs, dont +300.000 pour le seul mois de juillet, c'est à l'étranger qu'ils s'apprêtent d'abord à partir. Les destinations hors de l'Hexagone sont ainsi créditées d'une hausse de fréquentation de +1,6 million de Français, dont +700.000 en juillet !

Evolution qui, selon Didier Arino, qui est un expert dans le domaine touristique, marquerait un virage historique avec notamment la quasi fin des Printemps arabes, ce vaste mouvement d'émancipation des peuples né en Tunisie en décembre 2010, où il s'est soldé par la chute de Ben Ali. De cet épicentre tunisien est né un tremblement de terre politique qui a frappé jusqu'à la Syrie, à l'est, et au Maroc, à l'ouest, provoquant dans la plupart des cas de très violents épisodes de répression.

Paris a continué à fortement grimper

Autant d'éléments qui ont pendant des années concourus, avec d'autres événements dans d'autre régions, à miner la confiance des touristes français dans de nombreuses destinations hors des frontières.

"Parmi les partants en vacances, un tiers le fait à l'étranger. Les crises géopolitiques et les difficultés économiques avaient poussé nos concitoyens à rester en France. Ce cycle est désormais terminé. Les grèves du printemps et les problèmes de de transport, le développement des low cost et l'ouverture de nouvelles destinations ont accéléré ce mouvement", souligne Didier Arino.

Il semble que cette première partie de saison estivale ait aussi été déséquilibrée en France par la Coupe du monde de football, avec à la clé un suspense qui est allé crescendo avant le couronnement de l'équipe de France à Moscou. De fait, sans doute très pris par cette Coupe du monde 2 millions de Français ont attendu qu'elle finisse avant d'aller réserver leurs destinations de vacances. Pendant les trois premières semaines de juillet, la fréquentation des sites de visites à reculé de 12 %.

Au total le chiffre d'affaires tourisme a baissé de 4 % en région entre le 1er et le 21 juillet tandis qu'il continuait à progresser à Paris de +8 %, notamment grâce à un fort dynamisme du tourisme d'affaires dans la capitale. Didier Arino pronostique une excellente année 2018 pour les voyagistes, avec une hausse de °+12 % de vacanciers en partance pour l'étranger cet été.

Réagir

Votre email ne sera pas affiché publiquement
Tous les champs sont obligatoires

Merci pour votre commentaire. Il sera visible prochainement sous réserve de validation.

 a le à :