DynamicScreen signe un partenariat avec Samsung

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La technologie de DynamicScreen va être embarquée dans les écrans  conçus par Samsung permettant l'affichage dynamique de contenus
La technologie de DynamicScreen va être embarquée dans les écrans conçus par Samsung permettant l'affichage dynamique de contenus (Crédits : DynamicScreen)
La startup bordelaise DynamicScreen, spécialisée dans la diffusion de contenus dynamiques sur écran, annonce ce mardi la signature d'un partenariat avec le géant mondial Samsung. Les deux entités entendent répondre à la digitalisation des espaces (entreprises, magasins, lieux de loisirs...) où les panneaux digitaux se multiplient grâce à de l'affichage dynamique d'informations.

Dans la série petite startup bordelaise - grand groupe mondial, on avait déjà le partenariat entre Clay Air et Qualcomm. Un autre duo vient de prendre forme avec la formalisation il y a quelques jours des relations entre DynamicScreen et Samsung. La startup bordelaise, qui emploie aujourd'hui une dizaine de personnes entre ses bureaux girondins et Paris, édite une solution permettant le pilotage de tous types d'écrans à distance et la diffusion de contenu aux formats variés : vidéos, textes, fil d'actualité Twitter ou Instagram, chaînes Youtube, météo... A la clé pour ses clients, la possibilité de créer des scénarios de diffusion et des interactions entre les écrans d'affichage et les personnes à proximité, par exemple en connectant des Google Home à la solution pour émettre des informations sur les écrans à la demande de l'utilisateur. Quant à Samsung, le groupe sud-coréen est une des principaux fabricants de produits électroniques grand public. Il était en 2018 leader mondial du marché du smartphone. Les liens entre les partenaires ont commencé à être noués il y a un an lors du salon parisien Vivatech. "Samsung a été séduit par la solution que nous proposons, 100 % web et interconnectable, mais aussi par notre vision de l'évolution du marché qui va aller vers davantage de personnalisation. L'objectif de ce type de dispositifs est de proposer des contenus les plus pertinents possibles pour celui qui regarde l'écran", indique Rodolphe d'Aragon, directeur commercial et marketing, associé de DynamicScreen.

Pour que l'affichage dynamique fonctionne, trois ingrédients doivent normalement être fournis : un écran digital, un player (lecteur, sorte de mini-ordinateur) et une solution logicielle pour programmer les contenus devant être diffusés. Le partenariat signé avec Samsung, qui dit détenir déjà 56 % du marché des écrans d'affichage dynamique, prévoit que la solution de DynamicScreen sera directement embarquée nativement dans les écrans du constructeur lorsque les clients finaux le souhaiteront. L'ajout d'un lecteur de contenus, toujours fastidieux à installer et paramétrer, devient ainsi inutile. Cela n'a rien de neutre : "Un player, c'est entre 300 et 500 euros par écran. Lorsque l'on parle d'un déploiement sur un réseau de plusieurs dizaines de magasins, le coût n'est pas neutre et dans le même temps, les risques de panne sont multipliés", relève Rodolphe d'Aragon.

Les deux partenaires ont devant eux un marché en émergence : les entreprises, qui cherchent à faciliter la vie de leurs employés, les points de vente qui veulent fluidifier le parcours client, s'équipent progressivement en écrans digitaux. De son côté DynamicScreen, accompagnée par la technopole Unitec et par le Village by CA Aquitaine, déploie aujourd'hui sa solution sur plus de 500 écrans, un an après son lancement commercial. Les relations avec Samsung vont très fortement augmenter ce total dans les prochains mois. Ce partenariat, qui assure la compatibilité entre les technologies des deux partenaires, ne devrait pas révolutionner la taille de la startup mais il est de nature à doper son activité et à rassurer ses clients et prospects. "Samsung a beaucoup de demandes entrantes pour des parcs d'écrans importants, ils peuvent aujourd'hui proposer notre solution en complément de leur matériel et nous espérons bien bénéficier de retombées", confie Rodolphe d'Aragon.

Jusqu'à présent, DynamicScreen s'était financée sur fonds propres, saupoudrés de subventions du Conseil régional et de Bpifrance. Mais la startup bordelaise s'achemine vers une levée de fonds qu'elle débutera le mois prochain. La collaboration avec Samsung mais aussi les relations étroites qu'elle entretient avec Google (l'architecture de son logiciel est basée sur Google Chrome) devraient lui donner davantage de crédibilité aux yeux des investisseurs.

"La preuve de marché est faite, il nous faut maintenant accélérer et signer des parcs de 15 écrans et plus pour qui notre solution est pertinente, souligne Benjamin Gauthier, CEO de DynamicScreen. L'affichage digital est un premier pas mais nous voulons aller plus loin dans la direction de l'automatisation. Par exemple, la plupart des enseignes commerciales ont deux ou trois salariés au sein de leur siège social qui s'occupent de créer les images et textes pour les promotions sur le site web, ensuite de les recréer pour les réseaux sociaux, puis ensuite de remodifier ces éléments pour pouvoir les répercuter pour les affichages digitaux. L'idée est de se connecter directement sur les systèmes d'informations de ces enseignes et d'automatiser tout le processus, pour que les campagnes se déclenchent automatiquement sur les affichages digitaux. C'est l'avantage concurrentiel que nous offre le fait d'avoir pensée notre solution avec une architecture web. A terme, nous prévoyons d'injecter une brique qui permettra en magasin de pousser, automatiquement là encore, certaines promotions en fonction du stock en arrière-boutique, de la météo, de la typologie de clientèle... Il faudra pour cela convaincre les enseignes d'ouvrir leurs données, nous sommes trop petits pour cela mais des acteurs tels que Samsung ou Google ont ce pouvoir-là. C'est pourquoi nous avons besoin de nouer d'autres partenariats pour créer des offres complémentaires."

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