Le groupe Actiplay demande à sortir de la procédure de sauvegarde

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Julien Parrou-Duboscq, fondateur et dirigeant du groupe Actiplay.
Julien Parrou-Duboscq, fondateur et dirigeant du groupe Actiplay. (Crédits : Agence Appa)
Le groupe bordelais Actiplay (ex-Concoursmania), pionnier du marketing numérique néo-aquitain, coté en Bourse, achève sans surprise un exercice 2017 négatif, qui a été marqué par une stratégie plutôt radicale destinée à assainir l’activité et à la relancer sur de bonnes bases.

Le groupe coté Actiplay, fondé à Bordeaux par Julien Parrou-Duboscq, qui en est le PDG, a demandé une sortie anticipée de la procédure de sauvegarde, qui lui a été accordée le 5 juillet 2017 par le tribunal de commerce de Bordeaux. Actiplay précise que cette requête a été adressée au tribunal de commerce le 25 avril dernier et que la juridiction commerciale devrait rendre son avis le 9 mai.

"La mise en œuvre de cette procédure a permis au groupe de réduire fortement ses charges opérationnelles et ses engagements financiers pour ainsi opérer un recentrage rapide sur ses activités stratégiques et contributives, que sont la généralisation des profils qualifiés pour le compte des marques" explique la direction du groupe. Avant de préciser que la baisse du chiffre d'affaires en 2017 est due "aux mauvais résultats des activités d'édition de sites (actifs historiques) mais également aux fermetures de certaines anciennes lignes d'activité à l'origine des sous-performances du groupe".

Un résultat exceptionnel très négatif

Le chiffre d'affaires du groupe, qui est passé de 13,8 M€ en 2016 à 8,8 M€ en 2017, accuse une baisse de 36 %. En réduisant son activité et son effectif, le groupe a fait reculer ses charges opérationnelles, qui sont en baisse de 17 % en 2017, à 3,6 M€. Sachant que dans cet ensemble les charges de personnel, qui fondent de -24 %, représentent à elles seules 2,6 M€. Pourtant la fermeture de plusieurs sites web grand public historiques et de bases de données, a produit un choc de forte magnitude puisque l'ensemble de ces opérations s'est soldé par une énorme vague de dépréciations "intégralement prises en compte sur cet exercice 2017", pour un montant négatif de -7,6 M€...

Ce résultat exceptionnel vient en quelque sorte percuter la chute du résultat d'exploitation (ou bénéfice avant intérêts et impôts : équivalent français de l'acronyme anglais Ebit) négatif de -1,8 M€. Le résultat d'exploitation, qui mesure la ressource dégagée par l'activité commerciale, ne pouvait pas être positif compte tenu du contexte. Au final le résultat net du groupe Actiplay dégringole, à -10,3 M€, soit une chute de -117 %.

La vente de données au centre du sursaut

Si le groupe Actiplay demande à sortir plus tôt que prévu de la procédure de sauvegarde c'est que la direction estime que la médication de cheval appliquée a commencé à porter ses fruits dans le courant du deuxième semestre 2017.

"Les actions de correction et de réorganisation ont été mises en œuvre très rapidement durant le second semestre 2017 avec pour objectif un focus de l'activité sur ses marchés les plus porteurs, autour de la data marketing (valorisation de données - NDLR)", relève ainsi le groupe. L'heure est à l'offensive commerciale et Actiplay souligne que depuis le début de cette année le groupe assure une collecte des données conforme à la nouvelle réglementation européenne (RGPD) et donc juridiquement sécurisée.

Actiplay s'appuie dans ce cadre sur une plateforme présentée comme unique sur le marché, baptisée "Mydata par Actiplay", dont les services sont proposés à la clientèle et aux prospects. Sachant qu'Actiplay a de nouvelles références en commercialisation de données, avec Bouygues Immobilier, BNP Paribas ou encore le groupe Louvre Hôtels.

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