Industrie : disparition programmée de la marque périgordine Kimo

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Serge Bohyn dirigeant de Sauermann
Serge Bohyn dirigeant de Sauermann (Crédits : Sauermann)
Passé dans le giron du groupe Sauermann depuis 2015, Kimo entreprise régionale d’envergure internationale sur le marché des appareils de mesure industriels, va fusionner, ainsi que sa marque phare avec Sauermann. Consolation : Sauermann concentre toutes ses activités à Montpon-Ménestérol, siège de Kimo. (Réactualisé 22/11/2019)

Marque de référence dans le monde très fermé des appareils de mesure, Kimo, créé par l'entreprise périgourdine éponyme, va disparaître à compter de 2020 pour se fondre dans le catalogue de Sauermann, leader mondial des pompes de relevage de condensats, qui assurent l'évacuation de l'eau produite par condensation en particulier dans les systèmes de climatisation. Il ne s'agit pas d'une simple opération marketing puisque les deux sociétés vont fusionner pour ne faire plus qu'une. Sachant que la tête du groupe se trouve désormais à Bruxelles, en Belgique. Contrairement à ce que certains de nos lecteurs ont pu craindre cette fusion ne se soldera par aucun licenciement et Sauermann apporte un surcroît d'activité dans le site de Montpon-Ménestérol, siège historique de Kimo.

La fusion sera bouclée en janvier 2020

"Le processus d'intégration de Kimo Instruments au sein de Sauermann Industrie sera accompli fin 2019 et se concrétisera par la fusion début janvier 2020 des deux sociétés pour ne plus former en France qu'une seule entité opérationnelle, dont le siège sera basé à Montpon-Ménestérol" souligne la direction du groupe, dont Serge Bohyn est le PDG.

Fondée en Dordogne en 1979 à Montpon-Ménestérol par un autodidacte de génie, Bernard Moulinet, la société Kimo, qui conçoit et fabrique des gammes d'appareils de mesure de température, d'humidité, de pression et de débit de l'air, en particulier en milieu confiné, a été rachetée par Sauermann en 2015, trois ans après la mort subite de son fondateur et dirigeant. Kimo s'était alors déjà transformée en un groupe de plus de 300 salariés, consolidé au sein de la structure KGF, dirigé par Sandie Moulinet la fille du fondateur, qui réalisait un chiffre d'affaires de 32 M€. Kimo a poussé loin son travail de conception et créé en 2009 dans son usine de Montpon-Ménestérol un laboratoire de thermométrie (mesure des températures) agréé par le Cofrac (Comité français d'accréditation) Etalonnage, renforcé par un autre laboratoire agréé Cofrac Etalonnage, dans l'hygrométrie cette fois.

Sauermann, leader mondial dans sa spécialité

De son côté, Robert Sauermann, fondateur de Sauermann en 1976 à Pontault-Combault (Seine-et-Marne), a cédé la direction de son entreprise à Serge Bohyn, qui en est devenu le PDG en 2004, alors que l'entreprise s'était réinstallée à Chevry-Cossigny, dans le même département, depuis deux ans.

Cette société de négoce de composants de régulation des fluides a pivoté en 1989 pour devenir un acteur innovant sur le marché des pompes de relevage de condensats. Spécialité dans laquelle Sauermann va s'imposer comme un leader mondial. Avec 150 pays au menu de ses ventes à l'export, Sauermann va ouvrir de nouveaux horizons pour les produits de Kimo.

"Cette fusion s'opère après une transformation profonde de l'entreprise Kimo afin de la doter d'une organisation et d'outils indispensables au développement de son énorme potentiel à travers le monde", souligne le groupe.

Sa direction précise que Sauermann emploie plus de 400 salariés pour un chiffre d'affaires de plus de 70 M$ (soit près de 63 M€). Le groupe, implanté aux Etats-Unis, en Pennsylvanie, et en Chine, à Shanghai, compte bien accélérer son développement grâce aux marchés internationaux où devrait prospérer l'ancienne marque Kimo.

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