Le TGI dira le 17 septembre si oui ou non Ford a le droit de fermer Ford Aquitaine Industries

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Les salariés de Ford au TGI de Bordeaux lors de la première audience consacrée la légitimité économique de la fermeture de FAI.
Les salariés de Ford au TGI de Bordeaux lors de la première audience consacrée la légitimité économique de la fermeture de FAI. (Crédits : Agence Appa)
Le 17 septembre sera le jour de l’ultime round juridique sur la légitimité de la fermeture de Ford Aquitaine Industrie par le groupe Ford. En attendant le syndicat CGT de l’usine, qui organise une soirée de solidarité ce vendredi, dénonce le déménagement des machines.

Le syndicat CGT de Ford Aquitaine Industries (FAI), à Blanquefort (Gironde/Bordeaux Métropole) ne désarme pas et annonce l'organisation, ce vendredi 6 septembre sur le parking du comité d'entreprise de FAI, d'une soirée de solidarité. Avec au programme la lecture théâtralisée d'extraits du livre « Ford Blanquefort -Même pas mort », ouvrage collectif auxquels ont notamment participé Sorj Chalandon, Juliette, Hervé Le Corre, Guillaume Meurice, Plantu ou Urbs, mais aussi une séquence musique prometteuse avec le chanteur HK et ses musiciens.

Comme il l'avait annoncé, le syndicat CGT de FAI a fait appel de la décision du tribunal de grande instance (TGI) de Bordeaux qui s'était déclaré incompétent le 2 juillet dernier pour juger du bienfondé économique de la fermeture de l'usine FAI par le groupe Ford, cette dernière étant spécialisée dans la fabrication de boîtes de vitesses automatiques. C'est ainsi que le 6 août s'est tenue une nouvelle audience du TGI de Bordeaux au cours de laquelle la CGT de FAI a demandé au tribunal de reconnaître que la fermeture de l'usine Ford Aquitaine Industries ne repose sur aucun fondement économique. La juridiction a alors précisé qu'elle rendrait son ultime jugement à ce propos le 17 septembre.

Ford Aquitaine Industries Barthe Poutou

Denis Barthes (The Hyènes), avec les cégétistes Philippe Poutou et Gilles Lambersend (photo J-Ph. D.)

La CGT dénonce le déménagement des machines

Alors qu'en principe le ministère de l'Economie et des Finances, les services de l'Etat et les élus continuent de négocier l'après Ford dans l'usine de FAI avec le constructeur automobile américain, la CGT estime que tous ces acteurs clés « ont lâché l'affaire ». Sans doute parce que les élus se sont focalisés sur l'après Ford, avec en perspective une relance éventuelle de l'usine à partir d'autres projets industriels. Une option qui a le mérite d'être axée sur le futur tandis que la lutte entamée par la CGT contre la fermeture, qui semblait ne plus faire aucun doute après le feu vert que lui a donné en janvier dernier la Direccte (Direction régionale des entreprises, de la concurrence, du travail et de l'emploi) de Nouvelle-Aquitaine, pourrait spontanément ressembler à un combat d'arrière-garde. Appréciation que seul le TGI de Bordeaux pourra vraiment trancher.

Le syndicat est d'autant plus sûr d'être dans son bon droit que de nombreuses machines de l'usine, qui faisaient l'objet de discussions entre les collectivités impliquées et Ford dans le cadre d'une relance éventuelle d'activité industrielle sur site ont, selon le syndicat, commencé à être déménagées pendant le mois d'août. Quelle que soit la décision du TGI de Bordeaux le 17 septembre, le syndicat CGT de Ford Aquitaine Industries annonce l'organisation d'une nouvelle soirée de solidarité le samedi 21 octobre à la salle du Krakatoa, à Mérignac (Gironde/Bordeaux Métropole), avec Cali vs The Hyènes, Radio Elvis, Bertrand Belin, Le Poison, Thomas VDB, Pierre-Emmanuel Barré où encore DJ Ricoo.

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Commentaires
a écrit le 03/09/2019 à 21:48 :
il faut attendre la décision du tgi le 17 septembre c est bien que la cgt organise des soirées de solidarité

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