Oxymétal clôture l'année 2017 en forte hausse

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Oxymétal quadrille une large partie du territoire national.
Oxymétal quadrille une large partie du territoire national. (Crédits : DR-Oxymétal)
Le bénéfice net du groupe bordelais Oxymétal a très fortement grimpé l’an dernier. En plus de déménager son usine bordelaise à Pompignac, dans l’Entre-Deux-Mers, Oxymétal est en négociation pour racheter une PME en République Tchèque.

Oxymétal, spécialiste bordelais et national en découpe d'acier (laser, oxycoupage) mais aussi en mécano-soudure pour l'assemblage de grands ensembles et fabrication de gueuses (pour le levage), présidé par Philippe Chedru, vient de présenter un bilan très positif au titre de l'exercice 2017. Oxymétal, qui emploie 400 salariés, dont près d'une centaine à Bordeaux Métropole, où se trouve son siège social, a réalisé un chiffre d'affaires de 63 M€ l'an dernier, en hausse de +14 % sur un an. Dans le même temps son résultat net grimpait fortement pour atteindre 1,9 M€, soit une hausse de +813 % !

Un résultat d'autant plus étonnant qu'en 2017 Oxymétal a dû encaisser un résultat exceptionnel négatif de -573.000 euros (contre +347.000 euros en 2016), lié à la fermeture de sa filiale l'Acier Soudé, à Bordeaux. "L'Acier Soudé a été fermé à la mi-mai 2017. L'entreprise fabriquait des ensembles de mécanos soudés de plusieurs tonnes notamment destinés à l'industrie du papier. Un secteur d'activité qui a disparu puisque les clients se fournissent désormais en Inde ou en Chine", a expliqué le président.

3,3 M€ investis pour l'usine de Pompignac

Le chiffre d'affaires a quant lui été boosté par la hausse du prix de l'acier dont l'impact financier est évalué à 5,5 M€ par Oxymétal. Sa répercussion sur les prix de ventes aurait donc alimenté 70 % de la hausse du chiffre d'affaires 2017, qui a progressé au total de +7,5 M€. Philippe Chedru a confirmé le déménagement en 2018 du site Oxymétal Sud-Ouest, de Bordeaux Bastide à la commune de Pompignac, en Gironde.

"Le site de Pompignac est proche de l'autoroute A89. Il développe 3.830 m2 de locaux industriels et de bureaux, pour un investissement de 3,3 M€. Cette usine dispose d'un bâtiment où il sera possible de stocker des tôles de grande taille et va être équipée d'un centre de déchargement automatisé. L'ensemble sera livré fin juillet", éclaire Philippe Chedru.

Après avoir investi 2,7 M€ en 2017, notamment dans l'achat de deux lasers de découpe, d'une plieuse et d'un scanner de contrôle, le groupe Oxymétal a fait monter les enchères dans ce domaine pour 2018.

Neuf sites au total en France

C'est ainsi que 4,8 M€ d'investissement sont au programme cette année, dont 2,5 M€ financés par crédit-bail. Une séquence historique qui marque une rupture nette avec la première époque de ce groupe fondé en 1984 par Bernard Surgot et racheté en 2011 à la barre du tribunal de commerce par le fonds d'investissement Sequor Industrie. Oxymétal, qui emploie une centaine de personnes dans la région, compte 40 personnes dans son usine girondine Oxymétal Sud-Ouest et devrait réaliser quatre ou cinq recrutements à Pompignac.

Le siège social, à Bordeaux Bastide, compte 30 personnes. En plus d'Oxymétal Sud-Ouest, le groupe s'appuie sur huit autres sites : Oxymétal Centre, en Haute-Vienne, Oxymétal Sud-Est, dans le Rhône, Oxymétal Ouest, en Loire-Atlantique, Oxymétal Orne, à Chailloué, Oxymétal Normandie, dans l'Eure, Oxymétal Champagne, dans la Marne, et Oxymétal Est, en Moselle. Oxymétal, qui se définit comme le leader de la découpe d'acier en France, a de nombreux clients implantés en Europe, et Philippe Chedru a annoncé qu'il était en train de négocier le rachat d'une PME en Europe centrale, plus précisément en République Tchèque, pour pouvoir servir ses clients implantés en Allemagne ou encore en Pologne.

En République Tchèque d'ici fin 2018

"Tout ce que je peux dire c'est que nous sommes en pleine négociation. L'objectif est d'être opérationnels dans cette région fin 2018 ou au premier trimestre 2019 au plus tard. Notre cible réalise un chiffre d'affaires compris entre 5 et 20 M€. Il y a là-bas beaucoup d'anciennes entreprises d'Etat qui n'ont pas évolué depuis la chute de l'URSS, en 1991 ! Elles ne font pas partie de nos cibles. Nous recherchons au contraire des entreprises qui ont bougé", détaille Philippe Chedru.

Oxymétal a comme client en découpe (pour plus de 1 M€ de CA) le groupe Schneider Electric et Philippe Chedru est très clair.

"Aujourd'hui ils ont 800 fournisseurs en Europe et ils veulent passer à 200 d'ici 2020. Si nous voulons faire partie de ces 200 nous devons absolument nous implanter en Europe centrale", énonce-t-il ainsi.

Si la cible tchèque d'Oxymétal n'a pas de nom, elle a tout de même un profil. Elle devrait ainsi jauger 10 M€ de chiffre d'affaires pour un effectif de 150 salariés. L'opération elle-même sera financée par concours bancaire et en fonds propres. Philippe Chedru n'a aucun doute à ce sujet : les banques le suivront.

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