Gascogne affiche un résultat positif pour la 3e année consécutive

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Le groupe Gascogne est basé dans les Landes
Le groupe Gascogne est basé dans les Landes (Crédits : Groupe Gascogne)
Le groupe régional leader dans l’activité forestière et papetière améliore ses performances sans être encore tout à fait sorti de la phase de retournement lancée en 2014. Il s’est donné les moyens d’investir et devrait continuer à remonter la pente.

Le groupe Gascogne, à Saint-Paul-lès-Dax (Landes), spécialisé dans l'activité bois et emballage, coté en bourse, vient de communiquer ses résultats annuels 2017. Dirigé par Dominique Couttière (patron de Biolandes Technologies), qui en est le PDG, et contrôlé par le fonds d'investissement Attis 2, cofondé notamment par Dominique Couttière et Laurent Labatut, PDG du groupe landais DRT, Gascogne, qui emploie un total de 2.000 salariés, n'est pas encore sorti de sa période de retournement entamée depuis 2014, après avoir connu de graves difficultés.

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Cette période transitoire intègre encore des suppressions d'emplois mais la phase de relance semble être bien engagée. Si le chiffre d'affaires du groupe est resté quasiment stable entre les exercices 2016 et 2017, avec un très léger tassement : de 406,8 M€ à 406,4 M€ l'an dernier, le résultat net est positif et en hausse pour la troisième année consécutive, passant de 7,4 M€ à 8,2 M€. L'activité de Gascogne se divise en deux grandes divisions : bois et emballage, cette deuxième spécialité étant scindée entre papier, sacs et flexible.

Bois, une année de restructuration

La quasi stabilité du chiffre d'affaires de Gascogne est due à un recul de 3 M€ de l'activité bois et à une hausse de +2,7 M€ de la division emballage. La division bois, qui a généré un chiffre d'affaires de 68,9 M€, a réussi à améliorer son Ebitda (bénéfice avant intérêts, impôts, dépréciation et amortissement) après avoir pris des mesures énergiques dès le début de 2017 "comprenant notamment la suspension de la production de la scierie petit bois d'Escource, la cession de l'activité murs à ossature bois, la suppression du recours à l'intérim, la hausse de la productivité de l'unité de coupe-aboutage de Saint-Symphorien et la poursuite du développement du marché nord-américain" égrène la direction du groupe.

L'initialisation de ce programme nécessitait la mise en place d'un plan de sauvegarde de l'emploi, lancé en fin d'année, qui prévoit "une suppression de 92 postes dont le coût a été provisionné". Les sites de Belvès (Dordogne) et Marmande (Lot-et-Garonne) ont été fermés. Mais la super scierie de Saint-Symphorien, en sud Gironde, n'a pas encore, comme prévu, augmenté sa production à cause des problèmes d'approvisionnement qu'elle rencontre.

Plus de valeur ajoutée dans les flexibles

L'évolution de la division emballage est par contre conforme aux prévisions, relève la direction du groupe. L'amélioration de la rentabilité de cette division se poursuit ainsi depuis trois ans, grâce à la maîtrise des coûts. Cette dernière passe par une baisse continue des coûts de l'énergie, grâce au fonctionnement en année pleine de la chaudière biomasse installée mi-2016 à la Papeterie de Mimizan, à la baisse des charges en matière de masse salariale et frais de structure.

La branche sacs (110,3 M€ de CA) voit également son ratio d'activité (Ebitda) s'améliorer de +26 % grâce à la hausse du chiffre d'affaires "et d'un meilleur mix des sacs vendus". De son côté la branche flexible (120,6 M€ de CA), qui englobe les anciens matériaux complexes (multicouches), améliore aussi son Ebitda (+19 %), grâce à sa stratégie de développement sur des segments de marché plus forte valeur ajoutée. Avec le plan de refinancement présenté fin 2017, le groupe Gascogne s'est donné les moyens de réinvestir, à hauteur de 110 M€ entre 2018 et 2020, pour accélérer la relance de son activité.

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