A Ford Aquitaine Industries la tension remonte

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Les salariés de Ford Aquitaine Industries espèrent toujours pouvoir participer au développement d'un nouveau produit.
Les salariés de Ford Aquitaine Industries espèrent toujours pouvoir participer au développement d'un nouveau produit. (Crédits : Appa)
Alors que les salariés de Ford Aquitaine Industries s’inquiètent de l’abandon de la fabrication des racks, la direction ne voit pas la moindre menace pour l’emploi dans cette décision.

Le comité d'entreprise et le CHSCT (Comité d'hygiène, de sécurité et des conditions de travail) de Ford Aquitaine Industries (FAI), à Blanquefort (Gironde), viennent de s'opposer à l'arrêt de la production de racks, ces modules métalliques qui servent à transporter boîtes de vitesses et moteurs. L'usine de Blanquefort compte près de 1.000 emplois équivalent temps plein, et les syndicats, en particulier la CFTC et la CGT, estiment que l'abandon de la fabrication des racks va dans le sens d'une fragilisation de l'effectif.

"Il s'agit aujourd'hui que Ford maintienne, fasse progresser, et pérennise toutes les activités existantes (transmission 6F35, double-embrayage, racks, traitement thermique, carter du moteur Fox) tout en apportant un ou des projets complémentaires permettant de garantir l'avenir de FAI et d'au moins 1.000 emplois équivalents temps plein", fait savoir la CFTC.

La bataille des racks

La confédération s'appuie sur l'analyse du cabinet d'expertise Sécafi Alpha, qui, selon la CFTC, démontre que "cet arrêt n'était pas justifié et aurait des conséquences économiques et sociales négatives". Dans ce contexte, l'avis du CHSCT sur l'abandon des racks est tranché.

"C'est un choix néfaste du point de vue des salariés de cette activité, leurs reclassements apparaissant comme instables, non pérennes, déstabilisants. En effet, la liste des postes disponibles n'est pas connue étant donné les réorganisations du travail dans plusieurs secteurs suite aux baisses de volumes annoncées récemment", argumente le CHSCT.

Une analyse qui n'impressionne pas cette source proche de la direction de FAI, qui estime que les salariés occupés par les racks n'auront aucune peine à retrouver du travail dans l'usine et que leur talent pourra mieux être utilisé à d'autres taches... Autrement-dit la situation interne est plutôt tendue.

Un comité de pilotage d'ici juin

La très récente mutation à d'autres fonctions au sein de Ford Europe, de Dirk Heller, ancien président de FAI, et la nomination à ce poste du Gallois Kieran Cahill, qui passe pour bien connaître l'usine de Blanquefort mais n'est pas venu depuis un moment, permettra-t-elle d'éclaircir l'horizon de la filiale girondine ? Il est bien trop tôt pour faire des pronostics à ce sujet.

En attendant le préfet de Gironde et de la Région Aquitaine Limousin Poitou-Charentes, qui était ce mercredi matin l'invité du Petit Déjeuner de La Tribune Bordeaux (lire par ailleurs) a assuré qu'il y aurait une autre réunion du comité de pilotage de FAI avant la fin de ce semestre. Le préfet est à la tête de ce comité de pilotage, où se retrouvent élus, dirigeants de Ford et syndicats.

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Commentaires
a écrit le 03/02/2016 à 15:56 :
depuis quand ( CGT - CFDT ) son passer patron chez Ford

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