Gironde : le château du Bouilh se rêve en site touristique et hôtel de luxe

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Le château du Bouilh, à Saint-André-de-Cubzac, en Gironde.
Le château du Bouilh, à Saint-André-de-Cubzac, en Gironde. (Crédits : Artiste-associé, photographe)
Le château du Bouilh, à Saint-André-de-Cubzac (Gironde), pourrait faire l'objet d'un vaste projet de rénovation et de transformation en complexe hôtelier et touristique de luxe. Porté par le promoteur Philippe Cussonnier, cet investissement de plusieurs dizaines de millions d'euros pourrait générer jusqu'à 200 emplois à l'horizon 2023. Mais il reste à convaincre l'ensemble des parties prenantes.

Vaste demeure de 2.800 m2 dont la construction remonte aux 18e et 19e siècles, le château du Bouilh, à Saint-André-de-Cubzac, à 25 km au nord de Bordeaux, est à la croisée des chemins. Propriété d'Elizabeth de Feuilhade de Chauvin et sa fille ainée, Chantal de Feuilhade de Chauvin, ce bâtiment en demi-cercle, classé aux monuments historiques, a attiré l'attention de l'entrepreneur Philippe Cussonnier, spécialiste de la reconversion de sites historiques, dès 2011. Son idée : rénover le château et l'étendre pour en faire un ambitieux complexe hôtelier et touristique proposant pas moins de 150 suites haut-de-gamme, trois restaurants, des commerces et des espaces sportifs.

Convaincre toutes les parties prenantes

"Avec l'usufruitière, mais aussi avec les élus du Cubzaguais qui nous soutiennent, nous y travaillons depuis sept ans maintenant dans l'idée d'aboutir à un projet qui bénéficie à tout le territoire et qui s'inscrive dans les pas de la vision de l'architecte de l'époque, Victor Louis, qui a aussi signé le Grand théâtre de Bordeaux. Pour amortir l'investissement, il faut un projet d'ampleur", explique à La Tribune Philippe Cussonnier. L'investissement se chiffrera a minima a plusieurs dizaines de millions d'euros mais pour le promoteur, l'enjeu n'est pas là. "Un tour de table informel s'est déjà mis en place. Il y a des marques d'intérêt mais plus que de financements, ce dont nous avons besoin c'est d'arriver à convaincre l'ensemble des parties prenantes", poursuit Philippe Cussionnier, qui évoque "des réticences familiales malgré le plein accord de l'usufruitière sur le fond et la forme. Certains autres propriétaires et leurs conseils ne sont pas encore convaincus de la pertinence de ce projet."

En l'occurrence ce projet d'hôtel haut-de-gamme vise à "réhabiliter le service d'hôtellerie à la Française avec des prestations personnalisées. Le niveau palace est un objectif à moyen terme une fois que l'établissement aura fait ses preuves", indique l'entrepreneur qui met en avant "une approche immobilière mais aussi culturelle, touristique et écologique qui permettra l'accès au bien-être, au milieu des vignes".

200 créations d'emplois prévues

Un concept finalement assez proche de celui développé depuis 1999 autour de l'oenotourisme de luxe au palace Les Sources de Caudalie, à Martillac, au sud de Bordeaux. "On n'est pas sur le même secteur géographique ni tout à fait sur le même concept mais Caudalie est indéniablement un beau modèle. Tout cela permet de construire une belle offre touristique en Gironde en dehors de Bordeaux en proposant un esprit de relaxation en marge de la ville", répond le porteur du projet au château du Bouilh.

Lire aussi : Les Sources de Caudalie s'implantent à Cheverny, dans le val de Loire

Le terrain de 80 hectares propose un vaste terrain de jeu et Philippe Cussonnier imagine d'y développer une centaine de suites hôtelières de 50 à 250 m2 ainsi qu'une centaine de chambres abordables, d'y maintenir les vignes, la production de vin bio et le haras, d'y développer des commerces, un potager, trois restaurants, dont un gastronomique et une brasserie, un vaste SPA et des activités sportives et d'ouvrir l'accès des carrières au public. La clientèle des séminaires d'entreprises est aussi envisagée sur 2.000 m2. "Au total, cela représente au moins 200 emplois dont 150 pour l'hôtellerie et 30 pour la restauration", estime Philippe Cussonnier, qui vise une clientèle VIP mais aussi un segment plus abordable. Le tout en permettant à l'usufruitière de continuer à résider sur place.

S'il arrive, comme il espère, à obtenir un accord de toutes les parties au mois de juin 2020, l'entrepeneur compte un an pour obtenir le permis de construire puis 18 mois de travaux pour une ouverture commerciale espérée à l'horizon 2023.

Château du Bouilh

Le château du Bouilh (Cliquez sur l'image pour l'agrandir. crédits : artiste-associé, photographe)

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