Immobilier : le promoteur Aqprim digitalise ses ventes en état futur d'achèvement

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Vue du programme Corylus à Mérignac pour lequel Aqprim va tester l'offre digitale de LegaLife.
Vue du programme Corylus à Mérignac pour lequel Aqprim va tester l'offre digitale de LegaLife. (Crédits : La Nouvelle Agence)
Le promoteur immobilier bordelais Aqprim se lance dans la digitalisation de son offre. Un bond rendu possible par la technologie de la startup parisienne LegaLife. Avec cette technologie, Aqprim devrait à terme réduire de 15 % le montant de ses prestations. (Réactualisé 10/05/2019 à 10h06).

La société de promotion immobilière Aqprim, à Bordeaux, qui réalise près de 50 M€ de chiffre d'affaire, annonce qu'elle a décidé de digitaliser ses ventes immobilières en Vefa (vente en état futur d'achèvement), autrement-dit sur plan, grâce à l'accord qu'elle vient de conclure avec la startup parisienne LegaLife. Cette jeune pousse de 25 personnes, créée en 2014, automatise la création et le traitement en ligne d'une kyrielle de types de documents juridiques (200 au total), aussi bien pour les particuliers que les très petites entreprises : de la déclaration de concubinage à la fondation d'une SARL (société à responsabilité limitée)... En plus de ces prestations de services, appuyées par un groupe d'avocats partenaires, LegaLife a développé une offre de logiciels professionnels, pour les promoteurs immobiliers mais aussi les avocats ou encore les experts-comptables.

"Depuis un an nous avons développé une nouvelle solution pour les promoteurs immobiliers, qui leur permet de gérer les contrats de réservation sur les biens en Vefa, d'assurer un suivi électronique des dossiers et d'aller jusqu'à la signature de l'acte de vente chez le notaire", explique en substance pour La Tribune François Marill.

Ce dernier est le cofondateur, avec Thomas Rivoire, de LegaLife, qu'il préside. François Marill ne communique pas sur le chiffre d'affaires de son entreprise.

Signatures et recommandés électroniques

"Nous avons depuis deux ans la volonté d'optimiser notre relation avec les clients réservataires. Nos clients souhaitent de plus en plus souvent avoir des éléments sous forme informatique, avec un outil pour suivre l'historique", expose Laurent Mathiolon, le président d'Aqprim.

Sachant que dans cette vente en Vefa le promoteur produit beaucoup d'imprimés.

"Un contrat en quatre exemplaires avec les annexes ça représente 200 pages ! Vous comprenez bien que le client préfère avoir un ordinateur où tous ces documents réglementaires seront d'abord signés et contre-signés. Cette procédure dématérialisée nous fait gagner plusieurs jours. Tous les appels de fonds vont se faire en ligne, les données étant stockées dans un coffre-fort numérique inviolable. La partie signature électronique est maîtrisée depuis dix ans. Et c'est désormais aussi le cas pour les envois en recommandé AR24, qui s'appuient sur un système de validation électronique et qui sont agréés par les notaires. Toute la chaîne est désormais digitalisée", déroule Laurent Mathiolon.

Premier test grandeur nature à Mérignac

L'émergence de cet espace transactionnel digitalisé commence à transformer le marché immobilier du neuf. Un mouvement qui porte l'activité de LegaLife. "Actuellement 60 % de notre chiffre d'affaires est généré par l'immobilier, où nous avons une forte croissance", confirme François Marill. Aqprim teste cette nouvelle procédure sur le programme Corylus-Parc Miremin, qu'elle développe avec le bailleur social Clairsienne et l'agence d'architecture La Nouvelle Agence, en lieu et place de l'ancien Castorama de Mérignac. Un programme de 25 logements en accession aidée à la propriété sous conditions de ressources en résidence principale, à livrer au 2e trimestre 2022.

La digitalisation du marché immobilier en Vefa n'a pas que des avantages en termes de simplification des procédures. C'est aussi un levier pour faire des économies, puisqu'avec l'automatisation de toutes les procédures, et dans le cadre d'une vente sur plan consultable sur son écran à la maison, les commerciaux disparaissent. Une première opération entièrement digitalisée devrait être lancée en grandeur réelle en  2020. "J'espère que nous aurons atteint ce palier de la commercialisation digitale. Ce qui va nous permettre de vendre 15 % moins cher", annonce le patron d'Aqprim.

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Commentaires
a écrit le 14/05/2019 à 15:09 :
C'est un bel exemple et une bonne nouvelle!

Afin de diminuer le coût de production du logement neuf en France, il est temps de s'attaquer à tous les postes qui fabriquent ce prix de vente et arrêtons de nous focaliser sur les postes que tous les promoteurs optimisent déjà très bien en permanence à savoir le foncier et le coût de construction. N'oublions pas que sur beaucoup d'opérations immobilières le poste "commercialisation" est souvent la première charge d'honoraires.

Félicitations pour cette initiative !

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