Immobilier, "éviter les recours abusifs ou mafieux"

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Les bassins à flot n'ont pas été épargnés
Les bassins à flot n'ont pas été épargnés (Crédits : Appa)
Le directeur général adjoint du groupe de promotion immobilière toulousain LP Promotion, Pierre Aoun, implanté à Bordeaux, se félicite du volet immobilier de la loi Macron, qui protège mieux les programmes de construction.

C'est bien ce volet de lutte contre les recours abusifs des permis de construire contenu dans la loi pour la croissance, l'activité et l'égalité des chances économiques du ministre de l'Economie, de l'Industrie et du Numérique, Emmanuel Macron qui fait plaisir à Pierre Aoun. Initié en 2013 par Cécile Duflot, alors ministre du Logement, cet engagement contre les recours abusifs concernant la construction de logements, a été repris par Sylvia Pinel, la nouvelle ministre du Logement.

"En Aquitaine ce sont près de 3.500 logements et 7.000 emplois actuellement bloqués, qui pourraient voir le jour. A l'échelle nationale, ce sont 25.000 logements qui pourraient sortir de terre, engendrant la création de 50.000 emplois. Mais c'est surtout la fin d'un excès de pouvoir individuel qui a depuis longtemps mis à mal l'intérêt commun", juge Pierre Aoun, qui veut éviter "les recours abusifs ou mafieux" et milite pour la création de nouvelles assurances, plus faciles à mettre en œuvre par les promoteurs.


A Bordeaux, les Bassins à flot aussi


Le DGA de LP Promotion se félicite de l'action menée dans ce sens par la Fédération des promoteurs immobiliers de France. Plusieurs promoteurs immobiliers impliqués dans la construction de logements dans le quartier des Bassins à flot, à Bordeaux, ont dû faire face à de coûteuses menaces de recours.

"Des retards dans les permis de construire il y en a, et ils sont souvent liés à des recours déposés dans les services des villes concernées ou de la communauté urbaine. Aux Bassins à flot un promoteur a été menacé d'un recours par un voisin et il a payé près de 100.000 € pour éviter un procès, qui aurait pu prendre deux ans, voire deux ans et demi. Il aurait mieux fait de venir nous voir. Cet argent aurait pu être investi dans le réseau de chaleur", expliquait ainsi fin 2014 à La Tribune - Objectif Aquitaine Michel Duchêne, vice-président (LR) de Bordeaux Métropole, en charge des grands projets d'aménagement urbain.

Si les recours sont là aussi pour défendre les droits des riverains, le promoteur immobilier cité par Michel Duchêne n'était semble-t-il pas le premier à faire les frais de ce type de procédure dans cette partie des Bassins à flot, mais le quatrième selon les professionnels.

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