L'Union des maisons françaises va rejoindre la Fédération française du bâtiment

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La maison individuelle reste une valeur sûre des Français.
La maison individuelle reste une valeur sûre des Français. (Crédits : Reuters)
L'Union des maisons françaises (UMF) s'apprête à intégrer, au 1er janvier prochain, la Fédération française du bâtiment, fusionnant avec l'Union des constructeurs immobiliers (UCI) pour créer un puissant pôle logement en son sein. Didier-Paul Armand, président de l'UMF en Aquitaine, explique en quoi cette opération est importante, pour peser davantage auprès des décideurs politiques notamment.

C'est l'aboutissement d'une initiative lancée il y a près de deux ans par une poignée de personnes dont fait partie Didier-Paul Armand. Le président de l'Union des maisons françaises en Aquitaine, qui regroupe 36 adhérents exploitant 90 marques et pesant 60 % du marché de la construction de maisons individuelles, joue un rôle important dans le mariage prévu entre l'UMF et l'Union des constructeurs indépendants, entité membre de la Fédération française du bâtiment (FFB). Reste encore quelques décisions à prendre, et probablement une évangélisation des membres des deux parties, mais l'affaire est désormais bien engagée. Au 1er janvier 2016 devrait naître un grand pôle logement au sein de la FFB. L'UMF apporte dans la corbeille, au plan national, 600 adhérents, un poids similaire à celui de l'UCI qui représente 50 du marché du logement individuel en diffus.

L'objectif est clairement énoncé par Didier-Paul Armand, également président du Conseil des régions de l'UMF :

"Créer une nouvelle dynamique sous le chapeau de la FFB, qui elle-même pèse lourd : 1,5 million de salariés. Ce nouveau pôle logement sera le plus important au sein de la Fédération. Il aura une représentativité considérable par rapport à la Fédération des promoteurs immobiliers ou au Syndicat national des aménageurs lotisseurs."

Ce pôle regroupera ainsi les constructeurs de maisons individuelles, les promoteurs et les lotisseurs. Trois métiers de toute façon "de plus en plus poreux". Patrick Vandromme, président de l'UMF nationale, prendra la vice-présidence de la FFB présidée par Jacques Chanut.

Peser auprès des élus

Ce mariage poursuit un but très politique :

"Davantage peser politiquement, reprend Didier-Paul Armand. Actuellement, nous sommes entendus mais pas écoutés. Pour les collectivités locales, la maison individuelle sert trop souvent d'alibi, est vécue comme un mal nécessaire, synonyme d'étalement urbain. Les élus s'occupent d'aménagement, de logement social, mais pas de la maison individuelle. Alors qu'il s'agit d'une des rares filières qui n'existe que par la volonté des citoyens !"

Si le mariage se fait au niveau national, le maillage territorial va être revu. La FFB est très présente dans les départements, l'UMF est, elle, puissante au niveau régional. Un échelon amené à bouger car le futur découpage épousera les contours des nouvelles régions. Candidat à la présidence de l'entité Aquitaine - Limousin - Poitou-Charentes, Didier-Paul Armand précise que "l'adhésion se fera au niveau département, l'animation et la communication sera assurée au plan régional". Des questions se posent aussi concernant les manifestations de type salons de l'immobilier. Garder des événements séparés UMF / promoteurs de la FPI tels qu'actuellement à Bordeaux a-t-il encore du sens ? Didier-Paul Armand travaille sur le sujet et annonce qu'un salon de printemps verra le jour dans la capitale girondine, les 13 et 14 février 2016.

Un léger mieux

Sur le plan économique, Didier-Paul Armand note une embellie au plan régional.

"On sent peut-être un peu plus de contacts à exploiter. Mais cette légère reprise est pénalisée par des permis de construire toujours aussi lents à débloquer. L'administration, excessivement tatillonne, ne se rend pas compte que l'excès de zèle bloque la machine économique. Il y a 50 % de demandes de permis en moins par rapport à l'année 2005 mais les temps d'instruction sont plus longs !"

L'UMF annonce le chiffre de 7.000 maisons construites en 2014 sur le territoire aquitain.

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