« Le sujet des achats durables n'appartient plus seulement à l'acheteur mais à toute l'entreprise »

Local, bas-carbone, socialement responsable... voire même les trois à la fois. Les stratégies d'achats durables des entreprises comme des acteurs publics seront débattues lors de NéoBusiness, qui se tient les 8 et 9 novembre à Bordeaux. "Le sujet des achats durables n'appartient plus seulement aux acheteurs mais à toute l'entreprise tant il impacte l'ensemble de sa chaîne de valeur", souligne Antoine Chotard, l'organisateur au sein d'ADI-NA de cet évènement BtoB.
A l'instar du ciment bas carbone de Materrup, fabriqué dans les Landes, le sujet des achats durables et responsables sera au coeur de l'évènement Neo Business qui se tient à Bordeaux les 8 et 9 novembre 2022.
A l'instar du ciment bas carbone de Materrup, fabriqué dans les Landes, le sujet des achats durables et responsables sera au coeur de l'évènement Neo Business qui se tient à Bordeaux les 8 et 9 novembre 2022. (Crédits : Materrup)

Qu'est-ce qu'un achat durable ? Comment s'y prendre ? Quels critères privilégier entre le local, le bilan carbone, le coût, la qualité, l'impact environnemental ou encore la responsabilité sociétale ? "C'est tout l'objet de NéoBusiness de répondre à ces questions complexes. Nous voulons vraiment insister sur les deux principaux facteurs que sont l'achat éco-responsable, c'est-à-dire l'impact sur l'environnement, et l'achat socialement responsable, qui recouvre les démarches d'inclusion, d'insertion ou encore d'emploi des personnes en situation de handicap", précise Antoine Chotard, la cheville ouvrière de cet évènement organisé par l'ADI-NA avec le Club des ETI Nouvelle-Aquitaine, la Région Nouvelle-Aquitaine, le Conseil national des achats et l'Ademe.

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Cet évènement BtoB reprend le concept du "salon inversé" déjà testé en 2019 à Bordeaux : 28 gros acheteurs privés et publics (grands groupes, ETI, PME et acheteurs publics) y tiendront un stand pour exprimer en détails leurs besoins et cahiers des charges aux fournisseurs régionaux, principalement des TPE, PME et startups. 600 inscrits et plus de 350 rendez-vous sont déjà prévus les 8 et 9 novembre prochains. "L'enjeu est de montrer aux uns et aux autres que la performance économique et la qualité de service peuvent aller de pair avec les plus-values sociales et environnementales", ajoute Antoine Chotard, qui promeut une approche systémique du sujet :

"Les politiques d'achats plus locales fonctionneront d'autant plus si les filières sont accompagnées pour répondre à cette demande et à l'impératif de décarbonation de l'économie, depuis l'éco-conception jusqu'au réemploi en passant par le bilan carbone. Il y a dans beaucoup d'entreprises un changement de paradigme : le sujet des achats durables n'appartient plus seulement aux acheteurs mais à toute l'entreprise tant il impacte l'ensemble de sa chaîne de valeur et toute son organisation. C'est l'équivalent de l'arrivée du numérique il y a quelques années ! C'est désormais un sujet transversal qui dépasse la seule question du prix."

Encore faudra-t-il se donner les moyens d'objectiver, de mesurer et de certifier les démarches environnementales pour rassurer tant les acheteurs que les fournisseurs. Cet enjeu de la comptabilité verte et des performances extra-financières fera d'ailleurs l'objet d'une table-ronde dédiée le 8 novembre.

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Commentaire 1
à écrit le 06/11/2022 à 9:53
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Il n'a jamais appartenu à l'acheteur qui n'a aucune emprise sur la production des produits qu'il achète et en plus qui dépend d'un budget de plus en plus serré, ce n'est qu'une chimère seulement là pour déculpabiliser ceux qui possèdent et détruisent...

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