Intégrée à Google Workspace, Comeen décolle sur le marché du travail hybride

Ne dites plus Dynamic Screen, mais Comeen. "On a déconstruit l'entreprise brique par brique pour la reconstruire autour d'une plateforme unique dédiée à la gestion du travail hybride", explique Benjamin Gauthier. Le CEO de Comeen vient de s'installer au Texas pour accélérer le développement commercial de cette startup bordelaise devenue en moins d'un an un partenaire privilégié de Google. De quoi viser plus de dix millions d'euros de chiffre d'affaires dès 2025. Explications

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Benjamin Gauthier, le CEO de Comeen désormais installé à Austin (Texas), Rodolphe d'Aragon, chief revenue officer, et Simon Cleriot, CTO.
Benjamin Gauthier, le CEO de Comeen désormais installé à Austin (Texas), Rodolphe d'Aragon, chief revenue officer, et Simon Cleriot, CTO. (Crédits : Comeen)

Tu seras à l'écoute des besoins de tes clients et tu sauras pivoter au bon moment pour y répondre. Cette maxime pourrait figurer en bonne place dans les Dix commandements du chef d'entreprise et les douze derniers mois vécus par Dynamic Screen, désormais rebaptisée Comeen, en sont la parfaite illustration. Créée début 2019 autour d'une solution d'affichage dynamique pour la communication interne des grands groupes, la startup bordelaise d'une vingtaine de salariés a réussi à convaincre Veolia, Sanofi et Adeo.

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Un pivot de douze mois

C'est l'appel d'offres lancé début 2021 par ce groupe qui chapeaute les enseignes Leroy Merlin, Zodio ou encore Weldom) pour gérer ses salles réunion, ses visites externes et ses dispositifs de bureaux flexibles qui va changer la donne, comme le raconte Benjamin Gauthier, CEO et cofondateur avec Rodolphe d'Aragon et Simon Cleriot (*) :

"On a répondu en disant qu'on ne savait pas tout faire mais qu'on pensait pouvoir le faire en l'intégrant dans la suite logicielle Google... Et on a remporté le contrat face à des concurrents venus des RH ou de la gestion des bâtiments qui s'appuient sur une application mobile à installer par les salariés pour déployer leur solution.

Nous on s'intègre directement à Google Calendar et aux outils de Microsoft, Outlook et Teams, ce qui permet de la déployer en littéralement deux clics dans les grands groupes sans changer d'outils. Ça change tout et ça donne des taux d'adoption excellents !"

Un an de travail plus tard, la startup propose une plateforme unique combinant tous ses outils : l'affichage dynamique, la réservation des salles de réunion, l'accueil des visiteurs externes et la gestion du flex office. Comeen est intégrée sous la forme d'un add-on à Google Workspaces comme à Microsoft 365 et son succès a convaincu les dirigeants d'adopter pleinement cette marque en lieu et place de Dynamic Screen.

"Déconstruction, reconstruction"

Et ce changement de nom cache une mutation bien plus profonde de l'entreprise et de ses ambitions. "Le positionnement de Comeen nous a donné beaucoup de visibilité commerciale avec des demandes de clients allemands, américains, brésiliens... Au-delà du nom, on a donc déconstruit l'entreprise brique par brique pour la reconstruire sur un fonctionnement tout en anglais de startup vraiment internationale et dédiée à l'expérience employé", appuie Benjamin Gauthier qui vient de signer avec Tier Mobility et un grand groupe sud-américain employant 9.000 personnes. Mais l'approche technologique et ergonomique de Comeen a surtout tapé dans l'œil de Google.

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Et c'est précisément pour se rapprocher physiquement des équipes commerciales grands comptes de Google que le Bordelais vient de partir vivre à Austin, au Texas. Une manière incontournable d'incarner Comeen auprès des partenaires et clients américains.

"Nous sommes les seuls à être intégrés directement dans Google Workspaces [la suite d'applications Google dédiée aux entreprises, NDLR] et nous nous rapprochons d'eux à plusieurs niveaux. C'est un mouvement gagnant-gagnant : ça étoffe les fonctionnalités de leur offre et ça nous apporte une énorme visibilité commerciale", analyse le désormais néo-Texan, convaincu qu'il y a des places à prendre : "Il y a un momentum autour de la structuration du flex office. Il faut donc accélérer tout de suite pour prendre des parts de marché, d'autant plus si Google nous pousse auprès de ses propres clients !"

Comeen est donc bel et bien en passe de changer de dimension et prévoit de nourrir ses ambitions grâce à une levée de fonds en série A de plusieurs millions d'euros en fin d'année, idéalement auprès de partenaires des deux côtés de l'Atlantique. L'objectif ? Financer une feuille de route qui doit l'amener à un million d'euros de revenus mensuels récurrents au 1er trimestre 2025, soit plus de dix millions d'euros de chiffre d'affaires annuel. Comeen, dont le siège restera à Bordeaux, devrait alors compter une cinquantaine de salariés dont une part croissante aux États-Unis.

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