Mobilités à Bordeaux : nouveau coup de gueule des employeurs girondins

Dans une lettre commune, pas moins de seize organisations patronales et professionnelles de Gironde expriment leur agacement et leur impatience quant aux conditions de circulation dans l'agglomération bordelaise.

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Les embouteillages sont revenus en force sur la rocade bordelaise ces derniers mois avec l'assouplissement des règles sanitaires et du télétravail.
Les embouteillages sont revenus en force sur la rocade bordelaise ces derniers mois avec l'assouplissement des règles sanitaires et du télétravail. (Crédits : Pascal Rabiller - Objectif Aquitaine)

"Cela ne peut plus durer !", crient conjointement seize organisations patronales et fédération professionnelles girondines représentant des secteurs économiques très variés du bâtiment à l'immobilier, du numérique au négoce de vin (Medef, U2P, CPME, Bordeaux Négoce, Capeb, CNPA, FEP, FFB, Prism'Emploi, Syrpin, TLF, UIMM, Union maritime, Unicem et Unis) dans une lettre ouverte adressée, jeudi 27 janvier 2022, à une flopée de décideurs politiques locaux et nationaux : Premier ministre, ministre des Transports, préfète de région et les présidents de la Région Nouvelle-Aquitaine, du Département de Gironde et de Bordeaux Métropole.

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Objectif de la démarche : exprimer leur ras-le-bol "face à la multiplication des contraintes de mobilité (restrictions de voiries, modifications de circulation, indisponibilité et coût du stationnement...) et d'accessibilité de la Métropole bordelaise (bouchons quotidiens, accès autoroutiers et rocade saturés, suppression de liaison aérienne [entre Bordeaux et Paris-Orly], insuffisance et manque de fiabilité des lignes ferroviaires...)".

Énumérant les conséquences négatives pour leurs salariés, clients et fournisseurs comme l'ensemble des habitants - "dégradation de la qualité de vie, stress et risques psycho-sociaux, explosion des amplitudes horaires, accidentologie, accroissement des coûts, éclatement de l'habitat, dégradation de l'attractivité, difficultés de recrutement, pollution environnementale..." -, les signataires réclament aux pouvoirs publics "une prise de conscience et la mise en œuvre de solutions concrètes à court, moyen et long terme" et demandent à être associées à l'élaboration et à la mise en œuvre des solutions.

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Un coup de gueule qui intervient quelques mois seulement après l'adoption par Bordeaux Métropole de son nouveau Schéma des mobilités fixant la stratégie des années à venir. Alors que le passage à 2x3 voies de la rocade, qui appartient à l'Etat, entre les échangeurs 5 à 9 est prévu d'ici septembre 2022, la Métropole vient de mettre sur pied un groupe de travail sur l'avenir de cette infrastructure piloté par le marcheur Thomas Cazenave et la communiste Claude Mellier, également vice-présidente déléguée aux grandes infrastructures de transport routières et ferroviaires. Mais c'est surtout dans le ferroviaire, via le RER métropolitain, et le vélo ainsi que dans un projet de téléphérique que la Métropole cherche ses solutions. Sachant que la mise en place d'une zone à faible émissions l'an prochain - a priori dans le périmètre intra-rocade - ne devrait pas simplifier l'équation.

Parallèlement, Pierre Goguet, qui vient de laisser la présidence de CCI France, a été missionné par le Medef Gironde pour diriger un autre groupe de travail sur le thème de la mobilité.

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Commentaires 5
à écrit le 04/03/2022 à 7:47
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Toujours à se lamenter alors qu'ils sont eux mêmes à la source des problèmes. Combien favorisent le télétravail, combien favorisent le vélo pour se rendre au travail, ont mis en place le forfait mobilité. Combien font attention à acheter local, à op...

à écrit le 30/01/2022 à 23:15
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La solution est pourtant simple. Faire baisser coûte que coûte a- 40% le prix de l'immobilier a bordeaux et alentours pour réduire cet exode provoqué par des coûts prohibitif voire insolents de l'immobilier !!! Oui mais voilà quand l'argent commande....

à écrit le 29/01/2022 à 21:56
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Ce serait tellement plus simple si les

à écrit le 29/01/2022 à 6:41
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Quand le dogme de l'écologie punitive tue l'économie. Pistes cyclables géantes, mais vides, place refaite intégralement 3 fois en 20 ans avec circulation modifiée à chaque fois, doublement des temps de trajet dans l'agglomération, impossibilité de se...

à écrit le 29/01/2022 à 6:28
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Bordeaux/Bordel, et pourtant j'aime cette magnifique ville.

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