Pourquoi Corsair met un pied à Bordeaux pour desservir la Guadeloupe

Corsair ouvre trois lignes directes depuis Bordeaux, Lyon et Nantes pour desservir la Guadeloupe et la Martinique. Une stratégie provinciale porteuse selon la compagnie aérienne qui affiche ses ambitions de développement après avoir été fortement secouée par la crise Covid.

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(Crédits : DR)

Les turbulences de la crise sanitaire ont été particulièrement marquées pour la compagnie Corsair qui a finalement changé de mains en janvier dernier avant d'opérer un recentrage vers une poignée de destinations : Martinique, Guadeloupe, Réunion, Île Maurice, Côte d'Ivoire et Canada. L'entreprise, qui fête ses 40 ans, est toujours pilotée par Pascal de Izaguirre mais son actionnariat est désormais constitué d'une vingtaine d'investisseurs, pour l'essentiel présents dans les DOM, mêlant à la fois des acteurs privés et des collectivités territoriales d'outre-mer. Et Corsair, qui emploie 970 salariés contre environ 1.200 avant la crise, veut désormais aller de l'avant.

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"La crise n'est pas encore terminée mais nous avons décidé de conserver notre cap de développement de notre réseau et de modernisation de notre flotte", explique Pascal de Izaguirre. Ce 21 octobre, il est de passage à Bordeaux pour annoncer une nouvelle ligne directe hebdomadaire entre Bordeaux-Mérignac et Point-à-Pitre, en Guadeloupe, à partir du 17 décembre 2021 et jusqu'au 1er mai 2022.

Un marché porteur

Un lancement qui s'inscrit dans une série de réouvertures et de nouvelles lignes opérées par Corsair depuis Paris (Île Maurice, République dominicaine, Abidjan et Montréal) mais aussi depuis des aéroports de province : Lyon-Marseille-La Réunion-Maurice depuis le 21 juin ; Nantes-Fort-de-France le 7 décembre, Lyon-Point-à-Pitre le 17 décembre et Bordeaux-Point-à-Pitre le 19 décembre.

"Nous menons un programme ambitieux au départ de la province parce que c'est un marché qui n'est pas occupé et pas satisfait aujourd'hui. Et les dynamiques de réservation semblent montrer la pertinence de ces vols puisque nous observons des taux de réservations supérieurs aux lignes au départ de Paris ! On a, par exemple, un taux de remplissage déjà supérieur à 50 % pour Bordeaux-Point-à-Pitre.", détaille Pascal de Izaguirre. "Avec le Covid, les réservations se faisaient jusque-là dans le mois précédent le vol mais, avec l'amélioration de la situation sanitaire, on retrouve des mouvements de réservations à deux ou trois mois. Les gens se projettent davantage et le rebond d'activité et d'envie de voyage est supérieur à ce qui était escompté", poursuit-il

Pascal de Izaguirre Corsair

Pascal de Izaguirre, le PDG de Corsair, ce 21 octobre 2021 à Bordeaux (crédits : PC / La Tribune).

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Une large clientèle régionale

Les vols hebdomadaires opérés le dimanche vers la Guadeloupe seront en réalité des Paris-Bordeaux-Point-à-Pitre puisque la seule base métropolitaine de Corsair reste située à Paris Orly. Des options combinées avec le TGV pour rallier Orly par le train sont également proposées à l'aller et au retour pour permettre davantage de flexibilité dans les dates. De son côté, l'aéroport de Bordeaux-Mérignac, qui vient d'inaugurer sa nouvelle jetée internationale, accueille avec satisfaction cette première ligne ouverte par Corsair qui vient densifier son offre. "Avec ce type de destination directe, on espère toucher une clientèle assez large venue de toute la région voire même de Nantes et Toulouse", souligne Jean-Luc Poiroux, le directeur du développement de l'aéroport, alors que la compagnie Chalair vient d'annoncer le redémarrage de la liaison Bordeaux-Montpellier avec quatre fréquences hebdomadaires.

Parallèlement, Corsair poursuit la modernisation de sa flotte avec trois A330 900 Neo déjà en vol depuis le printemps 2021 et deux autres mis en service d'ici avril 2022. De nouveaux appareils sont également prévus pour 2024 permettant de drastiquement rajeunir la flotte tout en réduisant la consommation de kérosène et la pollution sonore.

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