Comment Kedge veut atteindre 170 millions d'euros de chiffre d'affaires en 2025

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Alexandre de Navailles, directeur général, Anil Benard-Dende, directeur général adjoint, Anicia Jaegler, professeure et doyenne associée, et Vincent Mangematin, doyen et directeur des affaires académiques, sur le campus de Kedge Bordeaux.
Alexandre de Navailles, directeur général, Anil Benard-Dende, directeur général adjoint, Anicia Jaegler, professeure et doyenne associée, et Vincent Mangematin, doyen et directeur des affaires académiques, sur le campus de Kedge Bordeaux. (Crédits : Kedge BS)
Après une période de flottement en 2020, le nouveau directeur général de Kedge BS, Alexandre de Navailles, fixe le cap de l'école de commerce basée à Bordeaux, Marseille, Paris et Toulon. 45 millions d'euros vont être investis pour déployer la marque en France et à l'international, agrandir ses campus et doubler l'activité de formation continue. Objectif : augmenter de 40 % le chiffre d'affaire pour atteindre 170 millions d'euros en 2025.

"Pour le dire clairement, économiquement nous ne souffrons pas de la crise mais nous avons beaucoup appris sur nous-même, sur notre agilité et notre capacité à basculer désormais très rapidement sur le tout digital", assure Alexandre de Navailles, le nouveau directeur général de Kedge BS, ce jeudi 25 mars à l'occasion de la présentation du plan de développement de l'école de commerce d'ici à 2025. Il met en avant un modèle économique solide et rentable avec un chiffre d'affaires de 120 millions d'euros en 2020, stable par rapport à 2019. Dans le contexte actuel de pandémie, l'école qui compte 14.800 étudiants mise sur la stabilité de ses frais de scolarité : "Notre modèle économique ne prévoit pas de baisse des frais mais pas de hausse non plus, sachant que nous ne sommes pas parmi les programmes les plus chers du marché", observe le directeur général arrivé en juillet 2020 après 23 années passées chez Hertz France dont il a été directeur général puis président. Avec un tarif moyen de 39.300 euros, soit 13.100 euros/an, l'établissement se positionne à la 11e place du classement des 32 cursus les plus chers des écoles de commerce en 2021.

"Apprendre en faisant"

Succédant à José Milano, parti neuf mois plus tôt, Alexandre de Navailles a pris le temps d'élaborer un nouveau projet de développement pour l'établissement, né en 2012 de la fusion de BEM, à Bordeaux, et Euromed, à Marseille, et qui emploie 650 collaborateurs. Un projet désormais résumé en deux slogans : "Être une école de référence pour celles et ceux qui apprennent et réussissent en faisant" et faire de Kedge "une école originale, durable et inclusive".

Concrètement, cela se traduira par l'objectif ambitieux de 40 % de croissance en cinq ans pour porter le chiffre d'affaires à 170 millions d'euros en 2025. Le tout en investissant 45 millions d'euros dans les outils numériques et les différents campus mais aussi dans une politique de soutien aux étudiants boursiers, d'accompagnement des étudiants handicapés et d'égalité femmes/hommes.

La dynamique de la formation initiale devrait suivre celle du marché, tout en montant en gamme, mais c'est dans l'alternance et la formation continue qu'Alexandre de Navailles entend trouver des relais de croissance significatifs. Alors que Kedge BS compte aujourd'hui environ 2.000 étudiants en alternance, soit 20 % de la formation initiale, l'objectif est d'atteindre 30 % à moyen terme. Plus de 500 alternances supplémentaires ont ainsi été ouvertes à la rentrée 2020 au sein des 2.000 entreprises partenaires de l'école.

"L'enjeu de l'obsolescence des compétences"

L'autre levier prioritaire est la valorisation de la formation continue pour une école qui compte plus de 70.000 anciens élèves.

"50 % de nos alumnis [anciens élèves] vont devoir mettre à jour leurs compétences d'ici 2025. Cet enjeu de l'obsolescence des compétences, de la maîtrise des softskills et de la connaissance de soi est essentiel pour piloter sa carrière et naviguer dans un environnement mouvant et en accélération", insiste le directeur général de Kedge qui défend l'idée "d'un continuum de formation entre les étudiants et les alumnis".

Ce marché clef de la formation continue est ainsi appelé à doubler en volume chez Kedge pour constituer entre 20 % et 25 % de la croissance de l'activité prévue d'ici 2025. Parallèlement, un programme "Kedge as a service" sera déployé pour "toucher de nouvelles cibles nationales et internationales du monde de l'éducation en proposant un accès packagé à ses expertises".

Articuler local et global

"Ancré dans le territoire, ouvert sur le monde", c'est l'autre ambition de Kedge qui, étant installée sur un campus bordelais marqué par les enseignements de Jacques Ellul, entend articuler finement le local et le global. Le premier se traduira notamment par l'extension du campus de Luminy, au sud de Marseille, qui doit être achevée en juin prochain pour une mise en service à la rentrée de septembre. L'autre gros chantier concernera le campus parisien, appelé à monter en puissance pour accueillir 2.000 étudiants à l'horizon 2025 contre 700 actuellement.

En parallèle, l'école de commerce s'apprête à communiquer massivement au niveau national et international. "Kedge est une marque jeune mais fondamentalement connue et reconnue sur nos territoires. Elle mérite cependant d'être mieux connue en France et à l'international et nous assumons de mener une campagne agressive sur la marque Kedge dans les mois et années qui viennent", prévient Alexandre de Navailles. Les implantations en Chine (Shanghai et Suzhou) et au Sénégal (Abidhan et Dakar) seront confortées et l'ouverture d'un campus dans un pays anglo-saxon "dans les deux ans" est d'ores-et-déjà annoncée. Au total, le nombre d'étudiants internationaux doit être multiplié par quatre en cinq ans.

Kedge BS en 2021 c'est :

  • 14.800 étudiants dont 23 % d'internationaux et 70.000 diplômés
  • 650 salariés dont 175 professeurs chercheur permanents
  • 120 millions d'euros de chiffre d'affaires
  • 7 centres de recherche et 36 parcours de formation initiale
  • 4 campus en France (Bordeaux, Marseille, Toulon et Paris) et des campus associés à Avignon, Bastia et Bayonne
  • une présence à l'internationale en Chine et en Afrique
  • 120 startups accompagnées

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